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Les investisseurs et les promoteurs demeurent à l’affût des occasions dans les fonds de capital-investissement, des fonds de capital de risque et des fonds spéculatifs (ci-après : les « Fonds »), trois secteurs qui ne cessent de prendre de l’expansion. La réglementation fédérale américaine en matière d’impôt sur le revenu étant particulièrement complexe, le traitement fiscal de ces investissements peut avoir une incidence importante sur les potentiels rendements. Ce guide met en lumière les éléments clés du régime fiscal américain que les investisseurs et les promoteurs doivent garder à l’esprit lorsqu’ils investissent dans un fonds ou lorsqu’ils en constituent un.
Voici les cinq grandes catégories d’investisseurs qui investissent dans les Fonds, chacune portant sur des facteurs de sensibilité fiscaux et des préférences structurelles distinctes.
Ces investisseurs recherchent généralement :
Les investisseurs exonérés d’impôts, tels que certaines caisses de retraite et certains organismes de bienfaisance, cherchent avant tout à éviter le revenu imposable sur les activités commerciales non complémentaires (Unrelated business taxable income ou UBTI). Il peut être question d’UBTI dans l’une ou l’autre des situations suivantes :
Dans le cas des « super » investisseurs exonérés d’impôts (p. ex. les agences gouvernementales qui se prévalent d’une exonération en vertu de l’article 115 du Code), la question de l’UBTI pourrait ne pas se poser du tout.
Les investisseurs étrangers cherchent généralement à réduire au minimum :
Ces investisseurs s’appuient souvent sur :
Les caisses de retraite étrangères admissibles (Qualified foreign pension fund ou QFPF) ont des facteurs de sensibilité similaires aux autres investisseurs étrangers, mais sont généralement exonérées de l’impôt américain sur le gain en capital réalisé sur les placements dans les USRPHC (qui, dans d’autres circonstances, serait imposable en vertu de la Foreign Investment in Real Property Tax Act (FIRPTA)).
Les investisseurs visés par l’article 892, tels que les fonds souverains, sont particulièrement sensibles :
Consultez nos bulletins, L’IRS publie des règlements proposés et définitifs concernant les gouvernements étrangers et IRS releases proposed regulations that provide clarification and transitional relief for proposed Section 892 regulations, pour une analyse plus approfondie des règlements proposés et définitifs concernant les gouvernements étrangers en vertu de l’article 892 qui ont été publiés en décembre 2025 (les modifications de la date d’applicabilité ayant été publiées en juin 2026).
Voici quelques considérations structurelles sur lesquelles les Fonds s’appuient généralement pour gérer les facteurs de sensibilité des investisseurs.
Étant donné que les investisseurs ont des facteurs de sensibilité et des préférences différentes, les promoteurs structurent souvent les placements du portefeuille différemment selon leur catégorie. Une pratique courante consiste à utiliser un « bloqueur » (p. ex. une entité traitée comme une société aux fins de l’impôt américain), généralement pour protéger les investisseurs étrangers, exonérés d’impôts ou visés par l’article 892 des qualifications CAI, ECI et UBTI.
Un investisseur canadien investit dans un fonds américain qui réalise des investissements en capital (participations minoritaires) dans des sociétés d’exploitation américaines structurées sous forme de sociétés de personnes ou de sociétés à responsabilité limitée considérées comme des entités intermédiaires aux fins de l’impôt américain.
Afin d’éviter que des CAI ou ECI provenant des placements du portefeuille américain ne soient attribués à l’investisseur canadien, le Fonds détient ces investissements en action via un bloqueur.
Si le Fonds entend également accorder des prêts, ce qui peut généralement entraîner des CAI et des ECI, le promoteur peut recourir à un bloqueur distinct pour cette activité.
La constitution de bloqueurs entraîne des coûts administratifs et fiscaux supplémentaires. Par conséquent, les investisseurs imposables aux États-Unis (déjà soumis à l’impôt américain) préfèrent souvent ne pas investir par l’intermédiaire d’un bloqueur afin d’éviter un niveau supplémentaire d’impôt sur le revenu des sociétés.
Dans certaines situations, les promoteurs peuvent utiliser une structure « maître-nourricier » (master-feeder). Dans le cadre de cette structure :
Cette structure permet à chaque investisseur d’investir dans un véhicule adapté à son profil fiscal.
Un investisseur canadien investit dans un fonds américain qui prévoit de mettre en œuvre une stratégie active de prêt en parallèle de ses placements en actions. Étant donné que les investisseurs étrangers, exonérés d’impôts ou visés par l’article 892 sont sensibles aux CAI, aux ECI et aux UBTI qui peuvent découler de prêts ou d’autres activités de financement, le Fonds créé une structure maître-nourricier plutôt que de s’appuyer uniquement sur des bloqueurs spécifiques à chaque opération.
La structure « maître-nourricier » pourrait être plus appropriée dans ce cas, car plutôt que de se manifester de façon ponctuelle, les risques liés aux CAI, ECI et UBTI se manifestent de façon continue tout au long de la durée de vie du Fonds, rendant la mise en place répétée de bloqueurs propres à chaque opération peu pratique ou inefficace.
Dans certains cas, plus d’un bloqueur et d’un fonds maître peuvent être constitués pour répondre aux facteurs de sensibilité divergents des investisseurs étrangers, exonérés d’impôts ou visés par l’article 892.
Chaque fois qu’un bloqueur est utilisé pour un investissement, les mécanismes de sortie de l’investissement doivent être pris en compte.
Spécifiquement, le Fonds et ses investisseurs doivent examiner les avantages et les inconvénients de la vente des actions du bloqueur par rapport à la vente de ses actifs sous-jacents (c.-à-d. les actifs du placement de portefeuille).
Les catégories suivantes sont celles de CAI, ECI et UBTI que l’on retrouve couramment dans les Fonds.
Chaque fois qu’un Fonds investit dans une entité considérée comme transparente aux fins de l’impôt américain, l’activité de l’investissement sous-jacent transite à travers le Fonds et va directement aux investisseurs sous-jacents. Par conséquent, si le Fonds investit dans une société de personnes américaine, ses activités commerciales peuvent constituer un CAI, un ECI ou un UBTI pour les investisseurs.
Les frais payés par les sociétés de portefeuille au gestionnaire ou au Fonds génèrent habituellement des CAI, ECI et UBTI. La compensation des frais de gestion des fonds peut donc créer un risque fiscal aux États-Unis pour les investisseurs sensibles aux CAI, ECI et UBTI.
L’émission de prêts peut constituer une activité commerciale aux États-Unis.
Stratégie d’acclimatation et de vente (season-and-sell strategy)
Certains fonds axés sur le crédit atténuent le risque de CAI et d’ECI associé à l’émission de prêts en menant leurs activités dans une entité distincte (p. ex. un fonds américain) qui perçoit et conserve les revenus qui y sont associés, puis détiennent ces prêts pendant une certaine période (la « période d’acclimatation »), avant de les vendre au fonds maître, généralement constitué à l’extérieur des États‑Unis (c.-à-d., le fonds étranger), à leur juste valeur marchande au moment de la vente (stratégie dite d’« acclimatation et de vente », ou season-and-sell strategy). Les modalités précises de cette stratégie dépassent le cadre du présent guide, mais l’objectif général est d’éviter que le fonds étranger soit considéré comme exerçant une activité d’émission de prêts (dont les revenus pourraient être considérés comme des CAI ou des ECI).
Pour les investisseurs étrangers, les gains provenant de la cession d’un bien immobilier américain (US real property interest ou USRPI) sont traités comme des ECI sous le régime de la FIRPTA, indépendamment du fait que les investisseurs exercent ou non des activités commerciales aux États-Unis. Comme il a été mentionné précédemment, les QFPF sont généralement exonérées d’impôts en vertu de la FIRPTA.
Voici les éléments déclencheurs les plus courants de la FIRPTA :
Les investisseurs exonérés d’impôts peuvent recevoir des UBTI provenant de revenus attribuables à des biens financés par emprunt, y compris :
Comme nous l’avons expliqué précédemment, les règles fiscales fédérales américaines régissant les structures transfrontalières et multi-investisseurs sont très complexes. Ce guide ne fait qu’effleurer quelques-uns des nombreux enjeux que les investisseurs et les promoteurs doivent garder à l’esprit lorsqu’ils investissent dans un fonds ou lorsqu’ils en constituent un. Nous serions heureux de discuter plus en détail de ces questions et de toute autre préoccupation que vous pourriez avoir.
Si vous souhaitez discuter ces enjeux et ces questions, veuillez contacter les auteurs.
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