
Deux thèmes caractérisent le paysage des enquêtes internes en 2026 : la surveillance accrue des activités d’approvisionnement et la dimension transfrontalière croissante des enjeux liés au milieu de travail. Ensemble, ces facteurs donnent lieu à des enquêtes qui nécessitent davantage de ressources et qui sont plus complexes sur le plan opérationnel.
Les processus d’approvisionnement font l’objet d’une surveillance sans précédent. Plusieurs facteurs convergents augmentent la probabilité que des préoccupations liées à l’approvisionnement surgissent et nécessitent une enquête officielle, notamment :
Dans tous les secteurs, les organisations font état d’un plus grand nombre d’allégations concernant le truquage d’offres, la collusion, les conflits d’intérêts et la violation des politiques d’approvisionnement. Ces plaintes surviennent souvent dans des environnements caractérisés par une évolution rapide, où les activités d’approvisionnement ont tendance à se développer plus rapidement que les cadres de gouvernance, ou lorsque les équipes ne reçoivent pas une formation cohérente sur les normes de conformité.
Les organisations devraient envisager de revoir et de moderniser leurs cadres de gouvernance en matière d’approvisionnement, de renforcer leurs mécanismes de surveillance (par exemple, pour s’assurer que l’accent mis par le gouvernement sur l'approvisionnement local est respecté) et de veiller à ce que les équipes chargées de l'approvisionnement reçoivent une formation continue sur les obligations en matière de conformité. Investir dans des processus initiaux solides demeure le moyen le plus efficace d’atténuer les risques liés aux enquêtes par la suite.
Une main-d’œuvre nomade et dispersée est désormais une caractéristique déterminante des entreprises. Comme les employés travaillent dans différentes villes, différents pays et différents fuseaux horaires - et où les équipes ont souvent recours à des outils de collaboration virtuelle - les enjeux qui semblent « locaux » impliquent souvent des personnes, des données ou des décideurs situés ailleurs dans le monde. Par conséquent, les enquêtes internes transcendent de plus en plus les frontières, ce qui ajoute de nouvelles couches de complexité.
Les organisations peuvent souhaiter revoir leurs cadres de gouvernance en matière d’enquête afin de bien définir les rôles, les critères de signalement, les exigences en matière de documentation et les cas dans lesquels il convient de faire appel aux services juridiques, au service de conformité, aux ressources humaines ou à la haute direction. Une gouvernance transparente permet de limiter les ambiguïtés et d’accroître l’efficacité, en particulier dans les affaires multijuridictionnelles. Les organisations devraient également envisager d’investir dans la formation des dirigeants et des équipes d’enquête pour leur permettre de se familiariser aux attentes transfrontalières et aux différences procédurales, et éventuellement d’investir dans la relocalisation de leurs données vers des systèmes infonuagiques locaux, plutôt qu’à l’étranger.
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