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The Federal Trade Commission (FTC) and the Antitrust Division of the US Department of Justice (DOJ) cracked down on a recent transaction which was structured in such a way as to avoid the “size of transaction” filing threshold under the Hart-Scott-Rodino Antitrust Improvements Act of 1976 (the HSR Act). The resulting $12 million penalty1 serves as a fresh reminder that M&A parties may not intentionally split or structure transactions to evade HSR Act requirements.
The HSR Act provides the FTC and DOJ (collectively referred to as the antitrust agencies) with an opportunity to consider the potential effects on US competition that proposed mergers and acquisitions may have before transactions are consummated. When parties are required submit a notification under the HSR Act, they must observe a waiting period of at least 30 days before closing. The antitrust agencies can hold a transaction in further abeyance by issuing a “second request” for more information and, in some instances, will go to court in an effort to block a deal they believe will substantially lessen competition in the US.
In Canada, the Competition Act affords the Competition Bureau similar authority and powers.
Many, but not all, corporate transactions must comply with HSR Act filing requirements when there is a nexus to the US measured by sales or assets and certain dollar thresholds are exceeded. An initial “bright line” test is whether the consideration a buyer will pay the seller for a business—the “size of transaction”—is greater than $50 million as adjusted annually for inflation. In 2024, that adjusted figure was $119.5 million; today it stands at $133.9 million.
The HSR Act prohibits “transactions or other devices entered into or employed for the purposes of avoiding the obligation to comply with [its] requirements”.
In July 2024, Edwards agreed to acquire JC Medical from Genesis for $115 million, plus milestone payments of up to $2.5 million—totaling less than the HSR Act’s $119.5 million size of transaction threshold applicable at that time. JC Medical was in clinical trials for a heart-related treatment called transcatheter aortic valve replacement for aortic regurgitation (TAVR-AR).
Edwards also agreed to contemporaneously invest $25 million in Genesis, which the antitrust agencies allege was additional consideration for JC Medical. Because the headline price for the deal, however, was not more than the HSR Act threshold, the parties did not submit HSR Act filings and instead simultaneously signed and closed Edwards’s acquisition of JC Medical. Edwards allegedly wanted to avoid the review and delay associated with an HSR filing because it concurrently was negotiating to acquire JC Medical’s only competitor, JenaValve Technology, Inc. (JenaValve), thereby seeking to own the only two companies in the US with TAVR-AR devices in clinical trials.
Just a day after closing the JC Medical acquisition, Edwards entered into an agreement to purchase JenaValve for $945 million: a transaction which was notified under the HSR Act. Following a year-long investigation by the FTC into the JenaValve deal, and a proposal rejected by Edwards that it divest JC Medical to resolve the FTC’s concerns, the FTC sued to block Edwards’ acquisition of JenaValve and a court issued an injunction in early 2026.
Through the JenaValve investigation, the FTC apparently learned the terms of the JC Medical transaction and determined that Edwards and Genesis intentionally had structured the deal to avoid triggering the HSR Act notification requirement. Specifically, it concluded that Edwards’ agreement to invest in Genesis was additional consideration to acquire JC Medical and, therefore, the substance of the transaction required compliance with the HSR Act. The DOJ filed a complaint on the FTC’s behalf in US federal court for civil penalties and other relief for violations of the HSR Act.
The FTC has accepted a settlement that requires Edwards and Genesis to pay a $10 million and $2 million penalty respectively, adding up to the largest penalty in history for failing to make an HSR filing. Edwards additionally will not be permitted to invest in or acquire a business involving TAVR-AR without prior FTC approval and is required to develop an antitrust compliance program. In connection with settling the charges, FTC Chairman Andrew Ferguson said, “[c]ompanies that try to sneak deals through without lawful FTC review should take notice. The FTC will be vigilant in enforcing the requirements of the Hart-Scott-Rodino Act and we will not hesitate to seek penalties for its violation”.
While the antitrust agencies’ enforcement of the HSR Act has been much less frequent than their efforts to ensure compliance with substantive antitrust laws, particularly the Clayton and Sherman Acts, this matter reflects another instance in recent years to make a public example of an HSR Act violation to send a message to market participants.
In 2025, the FTC penalized several crude oil producers for “gun jumping” violations involving premature operational control and information exchanges before the HSR waiting period expired. The DOJ meanwhile is suing private equity firm KKR for failing to make complete and accurate HSR filings in connection with numerous transactions, emphasizing KKR’s alleged as alteration and omission of documents required by Item 4(c) of the HSR form.
The Edwards-Genesis penalties will now serve as a fresh reminder that M&A parties may not intentionally structure a transaction to avoid a required HSR Act filing.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.