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Canada pilots semi-annual financial reporting

On March 19, 2026, the Canadian Securities Administrators (CSA) announced the adoption of a pilot project (SAR Pilot) to allow eligible venture issuers to voluntarily adopt semi-annual financial reporting (SAR).

What you need to know

  • The SAR Pilot applies only to smaller venture issuers, listed on the TSX Venture Exchange (TSXV) or CNSX Markets Inc. (CSE), with annual revenue not exceeding C$10 million.
  • Eligible venture issuers are exempt from filing first and third quarter financial reports, including MD&A.
  • The exemption does not apply to financial disclosures required in a prospectus, an information circular or a takeover bid, or an issuer bid circular.
  • The SAR Pilot arrives amidst media reports that the Securities and Exchange Commission is preparing a proposal to permit semi-annual reporting.

The SAR pilot

On October 23, 2025, the CSA published a proposed Blanket Order for a 60-day period seeking comment on the scope of the SAR Pilot1. The CSA has now introduced Coordinated Blanket Order 51-933 Exemptions to Permit Semi-Annual Reporting for Certain Venture Issuers (the Blanket Order) to implement the SAR Pilot2.

In order to be eligible to participate in the SAR Pilot, a reporting issuer must satisfy all of the following conditions at the end of each three- and nine-month interim period:

  • The issuer has been a reporting issuer in at least one jurisdiction of Canada for at least 12 months.
  • The issuer is a “venture issuer”.
  • The issuer has securities listed and posted for trading on the TSXV or the CSE.
  • The issuer has revenue, as shown on its most recently filed annual audited financial statements, of no more than C$10 million.
  • The issuer has filed all required periodic and timely disclosure documents with the regulator or securities regulatory authority in each jurisdiction in which it is a reporting issuer.
  • During the preceding 12 months, the issuer (i) has not been the subject of penalties or sanctions (including a restriction on the use of any type of prospectus or exemption) imposed by a court relating to securities legislation or by a securities regulator (other than late filing fees); (ii) was not subject to a cease trade or similar order not revoked within 30 days of its issuance; and (iii) did not cease relying on the exemption provided by the Blanket Order.
  • The issuer has issued and filed a news release specifying the initial interim period for which it does not intend to file an interim financial report and related MD&A in reliance on the Blanket Order, containing certain prescribed disclosure.

Participation in the SAR Pilot remains voluntary. Issuers relying on the exemptions in the Blanket Order in respect of filing three- and nine-month interim financial statements are not required to file MD&A for those periods. The SAR Pilot does not alter the disclosure required in connection with a prospectus offering or prospectus-level disclosure requirements in an information circular, takeover bid circular or an issuer bid circular. An issuer must cease relying on the exemptions in the Blanket Order if it has filed a base shelf prospectus and may not distribute securities under an existing shelf prospectus supplement.

The Blanket Order, in its final form, is similar to the SAR Pilot as initially proposed by the CSA, with some minor clarifications as follows:

  • The 12-month reporting issuer history for “successor issuers”: an issuer cannot rely on the continuous disclosure record of a predecessor issuer for eligibility purposes.
  • Disclosure expectations regarding an issuer’s ongoing participation in the SAR Pilot: an issuer should consider prominently indicating in its continuous disclosure documents, including MD&A, that it is relying on the Blanket Order.
  • Expectations for issuers relying on the Blanket Order that change their financial year end: an issuer must cease relying on the Blanket Order if it changes its financial year end and should consult with staff about their transition year.
  • The eligibility of issuers relying on the Blanket Order that provide interim financial disclosure in connection with a prospectus offering or a restructuring: during the period of distribution under a prospectus, the issuer must continue to file interim financial reports and related MD&A as required under prospectus disclosure rules, but, in doing so, is not considered to have stopped relying on the Blanket Order and can continue to report semi-annually following completion of the prospectus distribution, provided it remains eligible.
  • Guidance related to comparative financial information and disclosure expectations when an issuer ceases to rely on the exemptions in the Blanket Order: an issuer will have to include comparative interim financial statements for the corresponding period in the previous year and should consider issuing and filing a news release indicating that it has ceased reliance on the Blanket Order.

Further details

The Blanket Order is effective as of March 19, 2026. In Ontario, the local Blanket Order has an 18-month expiry date and will be replaced with OSC Rule 51-507 to make permanent the exemptions set out in the local Ontario Blanket Order. The OSC Rule does not introduce any new elements or requirements beyond those in the Blanket Order. It remains to be seen how many eligible venture issuers will elect to take advantage of the SAR Pilot and whether the CSA will ultimately expand its availability to a broader range of reporting issuers.


Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.

Développement de contre-mesures médicales au Canada

Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.

Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19

Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.

Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada

La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.

Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.

Prochaines étapes

Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.

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