Authors

Charlene Schafer

Nooreen Bhanji
Ian Li
Robin Asgari
Omar Wakil
Dany H. AssafIn response to recent amendments to the Competition Act (the Act), the Competition Bureau (the Bureau) has issued preliminary enforcement guidance (Guidance) outlining its strict approach to property controls (specifically, exclusivity clauses in commercial leases and restrictive covenants that run with lands) on commercial real estate. It discusses when they are justified and how the Bureau will pursue enforcement action with respect to potentially competitively harmful property controls. Final guidance will be informed by an ongoing public consultation process through which businesses and other stakeholders may make submissions up to October 7, 2024.
Property controls are restrictions on the use of commercial real estate. The Guidance focuses on two types of property controls:
The Bureau recognizes that there are “certain limited situations” in which the use of property controls is justified:
The Bureau intends to take enforcement action in connection with property controls using the abuse of dominance and the new anti-competitive collaboration provisions of the Act.
The abuse of dominance provisions apply where a person with a dominant position engages in (i) a practice of anti-competitive acts (with predatory, exclusionary, disciplinary or anti-competitive intent) or (ii) conduct that has or is likely to substantially lessen or prevent competition in a market.
Generally, a firm must have at least a 50% market share in order to be considered dominant. Given that property controls are exclusionary by design, the use of property controls by dominant firms would constitute an anti-competitive act absent a legitimate business justification. However, the use of property controls by non-dominant firms would not be caught by this provision (though they may still be caught under the new anti-competitive collaboration provisions discussed below).
The Guidance states that the Bureau will generally consider the party who proposed or benefits competitively from the property control to be the target of an investigation (i.e., the tenant and not the landlord). The Bureau is currently investigating two major grocers’ use of property controls under this provision.
The Bureau may seek prohibition orders and, where a dominant firm engages in conduct that is both a practice of anti-competitive acts and has (or is likely to) substantially lessened or prevented competition in a market, other measures to restore competition and administrative monetary penalties (AMPs). Notably, the Guidelines emphasize that the Bureau is more likely to seek AMPs in cases involving restrictive covenants, due to the heightened concern with this type of property control. AMPs under the abuse of dominance provisions of the Act can be set at a maximum of $25 million ($35 million for subsequent orders) or up to three times the value of the benefit derived from the property control or, if that amount cannot be reasonably determined, up to 3% of the person’s annual worldwide gross revenues.
Starting December 15, 2024, the Act will extend to any agreement (i) for which a significant purpose is to prevent or lessen competition in any market and (ii) that has had or is having the effect of preventing or lessening competition substantially. This amendment to the Act was introduced specifically to target property controls in grocery store leases.
The Guidance states that the Bureau will generally consider all parties to the agreement to be the targets of an investigation (i.e., both the tenant and the landlord).
With the recent passage of amendments to the Act, the Bureau will be able to seek prohibition, behavioural, structural (i.e., divestiture) or AMP orders in connection with contraventions of this provision. AMPs under these provisions can be set at a maximum of $10 million ($15 million for subsequent orders) or up to three times the value of the benefit derived from the property control or, if that amount cannot be reasonably determined, up to 3% of the person’s annual worldwide gross revenues.
While there is still scope for targeted property controls that can be justified to encourage entry and are circumscribed in terms of time and scope, businesses should expect increased scrutiny of standard and long-standing tools associated with protections of retail owners and tenants (including the use of exclusivity clauses in leases and restrictive covenants registered on title to commercial properties). Caution is therefore advised when using such tools, and it will be important for parties to take this new Guidance into account.
Therefore, as a matter of best practice, businesses should consider reviewing and, where necessary, modifying existing property controls to ensure that they do not harm competition and will not be challenged under the Act. Businesses should also ensure that any new property controls are appropriately tailored to limit the provisions to only the extent necessary to promote new entry and investment. Limitations could be by duration, the products/services to which the controls apply, and their geographic scope. If a property control is determined to be reasonable with respect to a particular arrangement, its pro-competitive justification should be well documented.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.