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Stability and security: the CSA’s characterization of stablecoins

On February 22, 2023, the Canadian Securities Administrators (CSA) published Staff Notice 21-332, Crypto Asset Trading Platforms: Pre-Registration Undertakings—Changes to Enhance Canadian Investor Protection, in which the CSA shared its views on the characterization of stablecoins and outlined its requirements for crypto asset trading platforms trading in crypto contracts for stablecoins.

What you need to know

  • CSA staff are of the view that asset backed stablecoins generally meet the definition of “security” and/or would meet the definition of “derivative” in several Canadian jurisdictions.
  • Crypto asset trading platforms are not permitted to trade crypto contracts for stablecoins without the prior written consent of the CSA and are required to conduct sufficient due diligence to address the applicable risks of such stablecoins.
  • The CSA does not expect to consent to platforms trading crypto contracts for algorithmic stablecoins—stablecoins that are not fully backed by an appropriate asset reserve but rather maintain their peg through an algorithm.

Background: the illusion of stability

A stablecoin is a crypto asset that is designed to function the way its name suggests—by maintaining a stable value relative to an underlying asset. However, the crash in 2022 of terraUSD (an algorithmic stablecoin issued by the Terra Network, which was supposed to maintain a peg to US$1) showed the crypto community and regulators worldwide that, in certain situations, stablecoins are neither as stable nor as risk-free as the fiat currencies to which they are purportedly pegged. 

The CSA’s characterization of stablecoins

The CSA in SN 21-332 acknowledges, that stablecoins, which it refers to as “value-referenced crypto assets”, experience volatility and notes that there have been several instances where stablecoins did not maintain their peg on trading platforms. Whether a particular stablecoin is a security and/or derivative will depend on the specific facts and circumstances of the stablecoin. In SN 21-332, CSA staff note that they are of the view that fiat-backed stablecoins generally meet the definition of security and/or derivative. Moreover, CSA staff indicate that they would consider stablecoins backed by assets other than fiat currency (such as gold or other crypto assets) to also be a security and/or derivative.

Platforms supporting crypto contracts for stablecoins

The CSA in SN 21-332 requires platforms trading crypto contracts for a particular stablecoin to seek prior written consent from the CSA and conduct sufficient due diligence to address the applicable risks of that stablecoin, including ensuring that:

  • the stablecoin is a fiat-backed crypto asset;
  • Canadian distributions of the stablecoin are in compliance with Canadian securities laws;
  • the stablecoin is fully backed by the underlying asset reserves with a market value at least equal to the value of the outstanding stablecoins at the end of each day;
  • the underlying asset reserves are highly liquid assets such as cash or cash equivalents;
  • the underlying asset reserves are held by a qualified custodian in favour of the stablecoin holders;
  • the underlying asset reserves are segregated from assets of the issuer of the stablecoin and each class of crypto asset issued by the issuer of the stablecoin;
  • the underlying asset reserves are subject to publicly accessible monthly attestations and an annual audit from an independent auditor;
  • the redemption rights of the stablecoin holder against the issuer of the stablecoin are clearly articulated and publicly disclosed;
  • the issuer of the stablecoin has a plan of recovery and/or orderly wind-down in case of a crisis or failure;
  • the issuer of the stablecoin maintains effective governance practices;
  • key accurate information about the stablecoin is publicly available in plain and non-technical language; and
  • the platform is permitted by the CSA to trade crypto contracts in respect of the particular stablecoin.

What’s next?

SN 21-332 clarifies the CSA’s view that most stablecoins fall within the purview of Canadian securities regulators. It will be interesting to see how the CSA further develops the regulatory approach to the issuance and distribution of stablecoins and regulates platforms that trade crypto contracts for such instruments.


Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.

Développement de contre-mesures médicales au Canada

Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.

Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19

Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.

Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada

La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.

Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.

Prochaines étapes

Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.

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