Featuring
Luigi A. Cusano
Gino Bruni
Lou Cusano (00:05): Alberta's moratorium has ended and has impacted how renewable development will proceed in the province. To recap, the Government of Alberta instituted a pause on renewable power plant approvals on August 3rd, 2023. This moratorium was in place until February 29th, 2024. The purpose was to permit the Alberta Utilities Commission to inquire into certain issues relating to the rapid development of renewables in Alberta.
The issues were split into two modules: Module A considered land use, viewscapes and reclamation, Module B considered the impact of the increasing growth of renewables on the generation supply mix and system reliability. As of the date of this video, only the Module A report has been publicly released.
Gino Bruni (00:55): That's right, Lou. The Module A report has led to certain proposed legislation policy and regulatory changes for renewable power projects in Alberta. These include mandatory reclamation, security requirements, and an automatic right for municipalities to participate in regulatory proceedings for the approval of such projects. However, the change that is perhaps the most impactful in terms of the development of power projects is the classification of three land area zones, where renewables either cannot be built, or development will be significantly restricted.
The first zone is Class I and Class II of agricultural lands. This is where no new development of renewables in this area is permitted, unless a proponent can demonstrate the ability for such development and agricultural uses to coexist. But the government has yet to provide details on how this requirement may be met. The second restricted zone is called a “buffer” or “no-go” zone, where wind development will not be permitted, and other proposed development may be subject to a visual impact assessment prior to approval.
The buffer or no-go zones are located mainly on the eastern slopes of the Rockies. In addition to these zones, the government has also identified Visual Impact Assessment Zones around some, but not all, of the Unesco Heritage Sites and provincial parks in the province.
Lou Cusano (02:17): In terms of timing, the government plans to implement these restricted zones and the other legislation policy and regulatory changes resulting from the Module A inquiry before the end of this year. The government has also stated that the mandatory reclamation requirements will apply to all approvals issued on or after March 1st, 2024. Notwithstanding this, the Alberta Utilities Commission has begun considering these changes in its assessment of power plant approvals.
For example, in a recent Alberta Utilities Commission proceeding, in response to the announced changes, the commission provided the project proponent the opportunity to provide a visual impact assessment for a project near Cypress Hills Provincial Park, where one of the province's visual impact assessment zones is located.
The proponent argued that the consideration of this map and the government's upcoming changes regarding visual impacts was not appropriate, since its application was simply to amend an existing power plant approval granted prior to the moratorium. The Commission disagreed, and it did so on the basis that visual impacts were part of its public interest assessment of the wind power plant.
In terms of future projects, it is estimated that 57 prospective renewable projects worth approximately $14 billion could be impacted by the restricted zones, and it is also notable that none of these restrictions apply to other forms of development, such as oil and gas facilities.
Gino Bruni (03:49): Thanks, Lou. As I mentioned, the Module B report is not yet public, and any changes resulting from that inquiry are unknown at this time. The changes resulting from both Module A and Module B will have an impact on the development of renewable projects in Alberta. However, the exact impact and how the industry responds will become clear in the coming months and years as these changes are implemented into legislation, rules and the regulatory process for the approval of renewable projects.
In other words, Lou, stay tuned.
Alberta’s pause on renewable power plant approvals was lifted late in February 2024, allowing renewable projects to continue to move forward in the region; however, the province continues to consider the effects of renewables on the energy supply mix and system reliability. Accordingly, The Alberta Utilities Commission has announced a Module A report that proposes a host of new policies to address potential issues (with Module B in the works).
In this video, Lou Cusano and Gino Bruni continue their conservation from “Alberta’s electricity market 101”, covering:
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Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.