
Authors
Brigitte Goulard
(Ricco) A.S. Bhasin
David A. Seville
Matthew AngelusBelow the surface of a headline-grabbing plateau in mega-deals, companies and regulators are navigating the short-term turbulence with an eye to the long-term.
While the market for mega-deals has plateaued this year and there is a slight decline in the mid-market, deals of $100 million and below remain at a strong growth rate (Figure 1). This includes a robust market in roll-up transactions. On mega-deals, there is some evidence that numbers are on track to normalize—particularly when compared with historical levels. Annualized transaction values for 2022 are projected to reach $4 billion and deal volume to reach 134 (Figure 2).


Financial services leaders are bringing a hybrid approach to what is still a fluid market. They are factoring in the uncertainty of rising interest rates and an unsettled economic environment. And in some cases they are proceeding with prudence because of anticipated fintech regulatory developments. On the other hand, many companies still have excess capital on their balance sheets to be deployed in a market offering significant opportunity. Savvy corporate players are seeking the right deals during a period of short-term turbulence to achieve long-term returns on investment.
On valuations, buyers and sellers are settling into a new normal. The market correction that shocked the public markets earlier this year also impacted private M&A in financial services. Yet while buyers valued their targets at lower valuations, sellers initially held firm on valuations. That valuation gap has begun to shrink in recent months, as sellers accept a new M&A reality. This is most evident in fintech, where the tech and financial services markets overlap.
Premium assets remain the exception, with “premium” being defined as companies that support expanded customer market acquisition. Buyers are opening their corporate cheque books to purchase platforms that can deliver growth in their client base. High-profile recent examples of this phenomenon include the southbound acquisitions of First Horizon Bank by TD and Bank of the West by BMO, the latter purchased from BNP Paribas. (Learn more about the TD deal and BMO deal.)
Important developments occurred in the financial services regulatory space this past spring and summer, and more are expected in the fall and early 2023 in the digital banking sector. (Read about the future of open banking in Canada.).
On June 30, 2022, the long-awaited Bank Act consumer protection framework (the Framework) came into force. Several of the provisions proved challenging—and costly—to operationalize. Among these are the new complaint process requirements imposing an onerous new complaint management framework, the extended application of the new market conduct requirements to third parties who sell or further the sale of bank products, and the application of certain obligations to business clients. Although it is still early days to predict the outcome of these new provisions, it is expected that they will lead to more enforcement action by the Financial Consumer Agency of Canada.
Also in June, the federal government introduced two pieces of legislation proposing major privacy, cybersecurity and data governance reforms. The first would enact the Critical Cyber Systems Protection Act, which aims to protect critical cyber systems in the telecom, financial, energy and infrastructure sectors and grants substantial new order-making and information-gathering powers to federal regulators overseeing them. The second would enact the Consumer Privacy Protection Act, a previously proposed statute that has been updated since the last Parliament, and the Artificial Intelligence and Data Act (AIDA), which would govern the use of AI and automated decision systems.
On May 1, 2022, British Columbia joined Alberta, Manitoba and Québec in regulating high-cost credit products. Set out in the Business Practices and Consumer Protection Act and the High-Cost Credit Products Regulations, the new rules impose a licensing requirement, additional disclosure requirements and consumer rights for consumer credit products with interest rates above 32%. Some entities such as banks and credit unions will be exempted from the new rules, including the licensing requirement.
On June 7, 2022, the National Assembly of Quebec passed the Act Respecting Remittance of Deposits of Money to Account Co-Holders who are Spouses or Former Spouses, which aims to provide quick access to liquidity following the death of one of the two account co-holders. It introduces an obligation for banks and other deposit institutions, at the time of account opening, to inform clients who are spouses or former spouses of the possibility of declaring a respective share in a deposit account balance, as well as the consequences of not making such a declaration.
If a declaration is not made, the share is presumed to be half the account balance. On the death of one of the account holders, the share belonging to the surviving spouse will remain accessible to that person (and must be remitted on written request), while the share belonging to the deceased enters his or her estate and must be remitted to the liquidator. Typical survivorship clauses which we see in the common law provinces continue to be invalid in Québec. The Act will come into force on December 8, 2022.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.