Federal government accepts made-in-Ontario emissions performance standards
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On the eve of the Supreme Court of Canada’s hearing on the constitutionality of the federal Greenhouse Gas Pollution Pricing Act (GGPPA), the federal Minister of Environment and Climate Change (MECC) determined that Ontario’s emissions performance standards (EPS) for industrial emitters meet the minimum stringency requirements under that Act. This allows Ontario to transition large industrial emitters in the province—which are currently subject to the federal output-based pricing system (OBPS)—to its EPS program.
What You Need To Know
Released in July 2019, the EPS program was largely put on hold while Ontario sought to be removed from the list of provinces under the GGPPA that are subject to the OBPS. Although significant details of the transition from the OBPS to the EPS must still be finalized, once that transition is complete, the EPS will, among other things:
- apply to the sectors covered by the federal OBPS based on a mandatory emissions threshold of 50,000 tonnes of carbon dioxide equivalent (tCO2e) per year;
- require each regulated entity to reduce emissions or purchase/use compliance units to cover the difference between the entity’s total emissions and annual limit imposed under the EPS regime; and
- set the price of compliance units in lockstep with the federal backstop carbon price, which is $20 for 2020, and which increases $10 a year to $50 in 2023.
Notably, on September 22 and 23, 2020, the Supreme Court of Canada heard arguments regarding the constitutionality of the GGPPA, which is an appeal from the reference case decisions from the Saskatchewan, Ontario and Alberta Courts of Appeal. Notwithstanding the expected transition to EPS, that court case remains relevant to Ontarians, even if the Supreme Court finds the GGPPA constitutional, given that the GGPPA imposes a charge on fossil fuel distribution that would continue to apply in the province.
Highlights
As discussed in our February 2019 bulletin, Ontario introduced its EPS program as an intended substitute for the federal OBPS, which became mandatory in the province following the cancellation of Ontario’s cap-and-trade system. The OBPS applies to emission-intensive, trade-exposed industrial facilities in provinces where the pricing of greenhouse gas (GHG) emissions does not meet (as determined by the Governor-in-Council) the minimum standards of the GGPPA. In addition to the OBPS, the GGPPA established a charge on fossil fuel distribution, which will continue to apply in Ontario (assuming the Supreme Court finds the GGPPA constitutional).
The federal MECC’s recent determination allows Ontario to transition large industrial emitters in the province to the EPS program. Key details about that transition still need to be finalized, including the timing of the transition and whether or not the EPS will be applied only to future compliance periods.
The key aspects of the EPS (as prescribed by O. Reg. 241/19) are highlighted below. To date, only the registration and record keeping provisions under O. Reg. 241/19 have come into effect, while the other compliance requirements were put on hold as Ontario sought to be removed from the federal OBPS.
- Covered sectors. Ontario’s EPS will apply to the same sectors covered by the federal OBPS, including: cement, chemicals, power generation, food (i.e., sugar, corn milling), industrial, food and fuel ethanol, metal tubes and steel, lime, metal mining or milling, mineral products, natural gas liquids, natural gas transmission, non-ferrous metal smelting and refining, petroleum refineries, oilseeds processing, pulp and paper, upstream oil extraction and upgrading, and vehicle manufacturing.
- Registration threshold. The EPS will apply to covered facilities with annual emissions of at least 50,000 tCO2e and allow voluntary opt-in by facilities with annual emissions between 10,000 and 50,000 CO2e. GHG emissions from both fixed processes (i.e., chemical or physical reactions not related to combustion) and non-fixed processes (i.e., combustion, fugitive and on-site mobile sources) are covered by the EPS.
- Annual emission limits. Annual emission limits are established relative to the historical emission or emission intensity for a facility or sector. The detailed methodology is outlined in “GHG Emissions Performance Standards and Methodology for the Determination of the Total Annual Emissions Limit”.
- Compliance units. Regulated entities can purchase compliance units to cover any emissions above the EPS limit, at a price that will match the federal backstop carbon price of $20 per tonne in 2020 and increasing to a maximum of $50 per tonne in 2023. Compliance units may be transferred between facilities’ accounts by agreement provided that notice requirements are followed.
As mentioned above, no specific timeline for transition to the EPS has been announced, although the Ontario Ministry of Environment, Conservation and Parks (MECP) indicated that it “will immediately get to work with the federal government to ensure a smooth transition for industry and to ensure there is clear understanding around compliance requirements”. The MECP also stated that the EPS program will be phased in over time—“saving Ontario industries the initial shock that is present in the federal plan and giving industry more time to meet its obligations”. Until the transition occurs, the federal OBPS will continue to apply to industrial emitters in Ontario, including the requirement to file annual reports (and associated verification reports) for the 2019 compliance year by October 1, 2020.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Développement de contre-mesures médicales au Canada
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Prochaines étapes
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.



