Managing disputes in Canada and the U.S.: Third-party beneficiary rule

Andrew Bernstein (00:06): Every law student learns that the default rule is that a contract can only be enforced by the parties to the contract. But how does this play out in the world of commercial disputes? Torys litigators here to tell you all about it. I'm Andrew Bernstein of Torys’ Toronto office. And I'm here with my partner, Erica Goldman of Torys New York to talk about the third-party beneficiary rule.

So, Erica, if I enter into a contract with you and it says, Andrew will pay Erica $100, and Erica will take Andrew's best friend, who's a big Chicago Cubs fan, to a Mets Cubs game, and you don't do it, I can sue to enforce the contract, but my best friend can't.

Erica Goldman (00:44): That's right, Andrew. That's called the third-party beneficiary rule.

Andrew Bernstein (00:48): So, can we talk a little bit about how this comes up in commercial litigation practice? As far as I know, we don't deal with a lot of Mets Cubs cases.

Erica Goldman (00:56): That's right. Well, one place that it comes up often in commercial practice is when you have corporations that are technically the party to a deal but aren't really the force behind the deal. So, if you have a private equity fund or pension fund, for example, and they're selling assets out of a company, that company may not end up being the place where the consideration will ultimately rest.

So, you might well want the underlying fund rather than the corporate seller to be able to enforce the deal.

Andrew Bernstein (01:22): And another place that we saw this recently in Canada was a case called Cineplex and Cineworld, where Cineplex had entered into an arrangement agreement to sell itself to Cineworld. And although the shares were being sold, the shareholders weren't actually party to the agreement. So, when Cineworld breached the contract, it was Cineplex and not the shareholders that had to sue.

Erica Goldman (01:45): That's a really complicated situation. What happened?

Andrew Bernstein (01:47): Well, the judge ordered substantial damages for the loss of synergies Cineplex expected to receive from the merger. But I think that was a surprise to a lot of people and the case settled before it went to the Court of Appeal. So, we're not entirely clear about how that would have played out. But can you tell us a little bit about how you deal with third-party beneficiary issues in the United States and whether it's necessary to do anything special in an agreement in which a third party is intended to benefit?

Erica Goldman (02:14): Sure. So, in the US there are three elements that must be present in any agreement to demonstrate third-party beneficiary status. The first is an intention to benefit the third party must appear from the four corners of that contract. The second is the benefit is intended to satisfy a preexisting obligation to that third party. And finally, there must be a showing that benefiting the third party was a material part of the party's purpose in entering that contract.

What about in Canada, Andrew?

Andrew Bernstein (02:44): So, it's a little trickier. Most provinces recognize that a third-party beneficiary can enforce a contract if it was specifically made for their benefit. But there is enough uncertainty that people use the suspenders and a belt approach.

Erica Goldman (02:58): Are you referring to an iconic Canadian tuxedo trend I've always heard about?

Andrew Bernstein (03:04): So, Erica, now that you're part of Torys, we're going to have to get you your very own Canadian tuxedo. I'm sure you're going to love your Torys jean jacket.

Erica Goldman (03:12): Can't wait.

Andrew Bernstein (03:13): But in this context, the belt is from the rule that we think applies, which is third parties are entitled to enforce agreements that are made for their benefit.

But the suspenders come in the form of a trust technique. So, you say in the agreement that the agreement is, at least in part, for the benefit of the third party. But you also say that the benefit of the agreement is specifically being held in trust for a third party, and that allows there to be, in effect, two owners of the contractual rights.

There's the legal owner who's formally the party to the agreement, and there's the beneficial owner who's the third-party beneficiary. And courts have approved this technique.

Erica Goldman (03:49): That heightened standard would certainly satisfy US courts across jurisdictions, and I think is a wise approach generally to ensure protection for third-party beneficiaries contemplated by the contracting parties.

Contracts are often considered to be between two parties, but in complex deals, third parties may also be stakeholders to the benefits of the deal. To protect the interests of third parties, contracts will include a third-party beneficiary rule.

In this video, Andrew Bernstein and Erica Goldman discuss the fundamentals of the rule, including:

  • what rights it provides to third parties
  • how it is implemented in Canada and the U.S.

Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.

Développement de contre-mesures médicales au Canada

Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.

Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19

Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.

Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada

La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.

Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.

Prochaines étapes

Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.

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