
For some time, the twin imperatives of the energy transition and heightened threats to global security have highlighted for all nations the necessity of a secure, stable supply of critical minerals and raw materials. This, along with the economic opportunity represented by Canada’s resource wealth and potential ability to fill supply chain gaps and shortfalls, have put a particular emphasis on the development of critical mineral projects in Canada in the short- and long-term. All levels of government in Canada have recognized this opportunity, unveiling many initiatives supporting the development of a critical mineral supply chain, including the federal government’s Canadian Critical Minerals Strategy1.
However, recent actions by the new administration in Washington have increased global insecurity and trade uncertainty. The Trump administration is expressly pursuing an “America-first” approach to the issue of critical mineral supply, using trade policy levers as part of a larger effort to restore the industrial and manufacturing base in the U.S., while relying on U.S.- sourced inputs to the maximum extent possible. Moreover, it is taking a transactional approach to bilateral agreements with other nations regarding access to critical minerals as part of its foreign policy engagement.
At first instance, this may be damaging to Canada’s efforts to develop its critical minerals industries. Canada’s critical minerals strategy cannot exist in a vacuum and must adapt not only to changes in the geopolitical order, but also in light of how other nations are developing and implementing their own critical mineral strategies.
However, the U.S. approach is not reflective of the current global realities involved in the processing and supply of critical minerals, nor the distribution of identified deposits for development. Current critical mineral production and processing is largely located outside of the U.S. (with a heavy emphasis on China-based or -controlled resources and processing capabilities) and future anticipated global demand significantly outstrips anticipated supply, particularly in jurisdictions friendly to the United States. A February 2025 report from the Center for Strategic and International Studies (CSIS) found that the U.S. is 100% import-reliant for 12 of the 50 minerals identified as critical by the U.S. Geological Survey and more than 50% reliant for another 29 identified critical minerals2.
It is a geographic and geologic reality that Canada possesses an abundant endowment of critical minerals offering the possibility of affordable, stable and secure supply, and that supply chains between Canada and the U.S exist and are robust, if slightly damaged in the short term.
We believe Canada and the U.S. still have a common economic and security interest in working together to develop a stronger and more resilient North American supply chain for critical minerals now and in the future. Cooperation must be pursued in the exploration and development of new projects and establishing new processing facilities on both sides of the Canada-U.S. border for a wide range of critical minerals. This will be a multi-decade undertaking involving both government and industry, offering mutual, long-term economic development, security and prosperity.
In order for this proposed ‘Fortress North America’ approach to the critical mineral supply chain to succeed—and for Canada to protect its own champions and industry—Canada must play its part in constructing and developing critical mineral projects and infrastructure in a timely manner. The timeline for the development of Canadian mineral projects is far too long to address the expected supply deficit, particularly with respect to minerals (including numerous critical minerals) with a less developed commodity market. Ensuring that Canadian mineral projects are developed in time to meet the pending critical mineral demand will require action on three fronts from government and private industry: (1) permitting timelines, (2) availability of financing, and (3) infrastructure and capacity building.
The Canadian Critical Mineral Strategy, along with strategies at other levels of government, acknowledges the importance of all three prongs and includes initiatives and supports to address each of them, but work remains to be done to actualize these policy initiatives. Of particular importance is updating and streamlining the regulatory process in a responsible manner—which includes the meaningful participation of Indigenous Peoples—into a single comprehensive assessment that can be completed in a reasonable amount of time and in line with expected demand.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.