A recent decision of Ontario’s Capital Markets Tribunal (the Tribunal) reinforces the high standard that must be met for a private party to obtain standing under Ontario’s Securities Act (the Act). Importantly, the decision affirms that section 127 of the Act—which enables the Tribunal to make orders in the public interest—is not designed to resolve securities law disputes between private parties. The decision also provides useful guidance on when a private party may be “directly affected” by an issuer’s conduct, such that it may get standing before the Tribunal.
In March 2026, the Tribunal released its decision in SLC Holdings Inc. v Stracon Group Holdings Inc (SLC)1. The Tribunal refused to grant standing to SLC Holdings Inc. (the Applicant) to bring its application. Consequently, both the motion for standing and the application were dismissed.
There are two avenues for a private party to bring an application before the Tribunal. First, a party can bring an application under section 127, which enables the Tribunal to grant orders if the Tribunal considers it to be in the public interest to do so. Second, a party can bring an application under section 104 of the Act, which allows an “interested person” to bring an application for an order where a person or company has not complied with a requirement under Part XX – Take-Over Bids and Issuer Bids of the Act.
Unlike section 104, section 127 does not expressly allow an application to be brought by an “interested person”, and past Tribunal decisions have held that persons other than Staff are not entitled as of right to bring an application under section 127. Instead, private parties must apply for standing to pursue claims under section 1272.
When deciding whether to exercise its discretion to allow a private party to bring an application under section 127, the Tribunal will typically consider the following factors:
In addition, the Tribunal may consider (1) the timing of the application, since applications that are brought proximate to a “definitive event” (such as a shareholder vote) should be closely scrutinized to determine whether there was a reasonable basis for any delay4; and (2) whether the applicant first took steps to engage with Staff of the OSC, since failing to do so risks subverting the “nuanced and policy-based filtering, prioritization and tool selection” that form an essential part of the OSC’s processes5.
In SLC, the Applicant was engaged in ongoing civil litigation in Peru against the Respondent’s Peruvian subsidiary. The Respondent and its Peruvian subsidiary had recently undertaken an amalgamation in which the Respondent assumed the assets and liabilities of its Peruvian subsidiary. The Applicant alleged that, as a result of the ongoing proceeding in Peru, the amalgamation had not been completed under Peruvian law.
Against this backdrop, the Applicant sought to cease trade the Respondent’s shares, which were recently listed on the Toronto Stock Exchange. The basis for the Applicant’s claim was that the Respondent falsely claimed in its prospectus that it had acquired the assets of its Peruvian subsidiary through an amalgamation that—according to the Applicant—was not complete.
The Tribunal declined to exercise its discretion to grant SLC standing to bring its application. The Tribunal cited four significant factors:
As a result, the Applicant’s motion for standing and its application were both dismissed.
The decision reinforces the high standard that must be met for a private party to obtain standing to bring an application before the Tribunal. First, the decision affirms that section 127 of the Act—which enables the Tribunal to make orders in the public interest—is not designed to resolve securities law disputes between private parties. Second, the decision reinforces the role of OSC Staff as the first point of contact in considering allegations of violations of Ontario securities law, including those advanced by private parties. Third, the decision affirms the requirement that a party be “directly affected” by the alleged misconduct and that speculative or unsubstantiated claims will fall short of the standard necessary to obtain standing under section 127.
As an alternative to section 127, a private party may seek standing as an “interested person” under section 104 of the Act, provided the application relates to non-compliance with Part XX – Take-Over Bids and Issuer Bids. Unlike section 127, where standing is discretionary, section 104 expressly confers on “interested persons” the right to apply for relief—but this does not necessarily mean the party will be entitled to a hearing on the merits. The Tribunal has held that applicants who meet the “interested person” threshold for standing under section 104 are not automatically entitled to a hearing on the merits. The Tribunal retains inherent authority to govern its own processes and may dismiss an application on any appropriate ground, including because of an applicant’s delay in bringing the application, even where standing has been established. Thus, while section 104 provides a more direct path to standing than section 127, this statutory entitlement is not without limits.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.