Authors
Teresa A. Reguly
Yolande Dufresne
Rachael Gregoris
Health Canada is seeking stakeholder consultation for a proposed framework that would allow Canadians to access cannabidiol (CBD) containing health products without a prescription. The newly-published discussion paper, Towards a pathway for health products containing cannabidiol, sets out the organization’s preliminary suggestions for regulatory amendments affecting both humans and animals.
In 2018, Canada’s Cannabis Act came into force, creating a legal framework for the production and sale of cannabis for recreational and medical purposes. Although cannabis can meet the definition of a “drug”, it is only regulated under the Food and Drugs Act in certain circumstances. Currently, products containing cannabis, including CBD, can either be sold:
There is currently no legal pathway to market a non-prescription natural health product (i.e., a product making health claims) containing CBD in Canada. Currently, cannabis is expressly excluded from the application of the Natural Health Products Regulations.
In 2018, the Government of Canada committed to exploring appropriate regulatory pathways for health products containing cannabinoids. A Scientific Advisory Committee was established to provide consensus on important factors about cannabinoids, including possible risks of harm and the degree of supervision required by physicians1. The Committee concluded that healthy adults can safely tolerate low doses of CBD, though a practitioner or pharmacist should be consulted about potential interactions with other medications. Evidence also showed that CBD can improve pain associated with conditions like osteoarthritis, though its efficacy for treating minor ailments requires further research2.
If passed, new regulations for non-prescription CBD products could allow users to access these products without visiting a licensed recreational cannabis retail store. Instead, consumers could purchase the non-prescription CBD products, labelled with health claims, alongside vitamins and nutritional supplements in a variety of retail settings such as pharmacies, health food stores and online platforms.
Natural Health Products (NHPs) are a category of over-the-counter drugs in Canada; the term refers to a group of health products including vitamin and mineral supplements, herbal remedies and other plant-based health products, and traditional medicines. The current legislation governing NHPs is the Natural Health Products Regulations under the Food and Drugs Act. Currently, cannabis is expressly excluded from the application of the Natural Health Products Regulations.
In order to regulate non-prescription CBD products, Health Canada proposes to amend CBD’s classifications in the Natural Health Products Regulations and Pharmaceutical Drug List. CBD would be re-introduced into the Natural Health Products Regulations as a medicinal ingredient. As with other natural health products, full safety and efficacy assessments would be required to obtain market authorization for marketing claims associated with the products.
The Cannabis Act currently requires all manufacturers of cannabis products to obtain a Cannabis Drug Licence, which mandates additional physical and personal security requirements at manufacturing sites. In its discussion paper, the Committee suggests foregoing this licensing requirement due to the low risk of diversion of products solely containing CBD. Instead, a site license under the Natural Health Product Regulations would be required, as is the case with all other NHPs.
The Committee also suggests removing the Cannabis Research Licence requirement set out by the Cannabis Act when conducting clinical trials involving non-prescription CBD products. Instead, clinical trial requirements for non-prescription CBD products would align with those applicable to other NHPs.
Canada’s current regulatory regime supports two potential regulatory pathways for veterinary products containing cannabis derivatives:
For ease of access, Health Canada is currently exploring a novel non-prescription pathway for veterinary drugs containing CBD (VDCC). The first step towards this regulatory shift would be amending the Prescription Drug List to exclude or otherwise open alternate regulatory pathways for CBD. Given the limited research on veterinary applications of CBD, a new pathway would be limited to the use of CBD as a medicinal ingredient (as opposed to a non-medicinal ingredient).
From its review of existing literature, the Committee found that dogs and cats may benefit from very low doses of CBD to treat specific conditions; however, evidence is extremely limited at this time. Based on Health Canada’s discussion paper, the only VDCC that Health Canada would currently consider granting is an oral dose of CBD (0.2-2 mg/kg twice a day) to treat pain from osteoarthritis in dogs. The approval process is proposed to involve a thorough pre-market safety and efficacy review.
The Committee recommended limiting the sale of VDCCs to veterinary clinics, since veterinarian oversight is crucial until more safety and efficacy data is available.
Food-producing animals like livestock would be excluded from the upcoming regulatory scheme, as CBD’s impact on the food chain is unknown.
Stakeholders and consumers can provide feedback on the discussion paper until the consultation period closes on June 5, 2025. Proposed regulations are expected to be published for comment in late 2025.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.