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Ontario unveils fifth edition of its “Working for Workers” legislation

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On May 6, 2024, the Government of Ontario tabled Bill 190, the Working for Workers Five Act, 20241, which proposes a number of amendments to Ontario’s Employment Standards Act, 2000 (ESA), the Occupational Health and Safety Act (OHSA) and the Fair Access to Regulated Professions and Compulsory Trades Act, 2006 (FARPCTA), among others.

What you need to know

  • If passed, Bill 190 will make a number of changes to the ESA, including the following:
    • Job posting requirements. Employers will be required to disclose in public job postings if the position being advertised is for an existing vacancy or not.
    • Combatting candidate “ghosting”. Employers who interview candidates for publicly available postings will be required to provide certain information to candidates following the interview.
    • Prohibiting mandatory doctor’s notes. Employers will no longer be permitted to require an employee to provide a certificate from a health practitioner if an employee takes job-protected sick leave under the ESA.
    • Increased penalties. Bill 190 proposes increasing the maximum fine for individuals found to have violated the ESA from $50,000 to $100,000.
  • Bill 190 will also amend OHSA by, among other things, extending its application to private residences where telework is completed, expanding the definition of workplace harassment to include virtual harassment, and requiring employers to ensure washroom facilities are maintained in a clean and sanitary condition.
  • Bill 190 would also amend FARPCTA to require regulated professions to have a policy addressing what alternatives to qualification documentation will be acceptable. Additionally, under Bill 190, professions will be required to have a plan in place to enable multiple registration processes to take place concurrently whenever possible.
  • At the time that Bill 149 was introduced, the Ontario government also announced regulations that require employers on construction projects lasting longer than three months, where 20 or more workers are regularly employed, to provide access to menstrual products in a reasonably accessible location with a reasonable amount of privacy.

Proposed new requirements in the hiring process

Some of the most significant changes proposed in Bill 190 are those related to the hiring process, namely the requirement for employers to disclose whether a posting is for an existing vacancy and a requirement for employers to provide certain information to candidates who are interviewed. These proposed changes appear to be designed to provide greater transparency to job seekers.

According to the Minister of Labour, these changes were inspired in part to combat “ghost jobs”, which are job postings for positions that don’t actually exist, or that employers are not currently hiring for. “Ghost jobs” are believed to be posted to determine available candidates for a future posting or to placate current overworked employees.

The Minister of Labour advised that these requirements will be subject to consultation with stakeholders prior to being declared in force.

Proposed new OHSA changes

The other most significant changes proposed in Bill 190 are regarding OHSA requirements. Bill 190 appears to be seeking to address the different health and safety concerns that exist in a digital environment, as well as leveraging technology to address OHSA requirements.

In particular, Bill 190’s extension of OHSA requirements to private residences where telework is performed has the potential to impose significant burdens on employers. The government seems to be aware of this as Bill 190 also expressly includes language that states a private residence where telework is performed is not an industrial establishment.

Further, Bill 190’s proposed OHSA amendments include express recognition of workplace harassment and workplace sexual harassment taking place in a virtual environment through the use of technology. The proposed legislation makes expressly clear that an employer needs to fulfill its OHSA obligations in respect of virtual harassment.

Bill 190 also includes some language that may streamline compliance with certain OHSA requirements for employers, as it proposes permitting OHSA posting requirements to be met by making required information available electronically and allowing health and safety meetings to occur virtually.


Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.

Développement de contre-mesures médicales au Canada

Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.

Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19

Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.

Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada

La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.

Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.

Prochaines étapes

Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.

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