Authors
David A. Steele
Stephanie Gabor
Sarah Rimer
In 2016, the blanket prohibition in the Criminal Code pertaining to voluntary euthanasia and assisted suicide was modified to allow such measures where a person is suffering from a “grievous and irremediable medical condition”. Under the original legislation, a person was deemed to be suffering from a grievous and irremediable medical condition if (a) such person had a serious and incurable illness, disease or disability; (b) such person was in an advanced state of irreversible decline in capability; (c) the illness, disease or disability or the state of decline caused enduring and intolerable physical or psychological suffering; and (d) such person’s natural death had become reasonably foreseeable.
The law was amended in 2021 with the passing of Bill C-7, which established a two-track approach to qualifying for MAiD; one track facilitates access in circumstances where a person’s natural death is reasonably foreseeable, and the other track eliminates the requirement that death be foreseeable but introduces additional procedural safeguards.
In this bulletin we will explain the current criteria for MAiD, the consent and capacity requirements under each of the two tracks and what can (and can’t) be done under current law to express a desire for MAiD in estate planning documents.
The procedures for accessing MAiD will depend on whether a person’s natural death is reasonably foreseeable. The purpose of this distinction is twofold: first, it facilitates access for those whose natural death is reasonably foreseeable, and second, it ensures that additional time and expertise are devoted to MAiD requests from those whose natural death is not foreseeable.
In general, to become eligible for MAiD a person must satisfy the following criteria:
In cases where a person’s death is reasonably foreseeable, such person must make a request for MAiD in writing, the person must be assessed by two medical professionals, the person must be informed that their request can be withdrawn at any time, and immediately before MAiD is provided, the practitioner must give the person an opportunity to withdraw the request and must ensure that the person gives express consent.
If the person is at risk of losing decision-making capacity before the scheduled date of administration, the “final consent” requirement may be waived by written agreement between such person and the practitioner—under these circumstances, MAiD will be administered even if the person lacks capacity to consent at the time (unless the person demonstrates refusal or resistance to the administration of MAiD by words, sounds or gestures).
If a person’s natural death is not reasonably foreseeable, in addition to the procedures set out above, there are additional requirements to receive MAiD: (a) the period from the person’s first assessment to the administration of MAiD must be at least 90 days (or less if the person is at risk of losing decision-making capacity); (b) one of the two assessors must have expertise in the condition causing the person’s suffering; (c) the person must be informed of, and connected to, resources available to relieve their suffering; and (d) the person and the practitioners must agree that the person has seriously considered all means available to alleviate such person’s suffering.
There is no waiver of the “final consent” requirement; the person wishing to receive MAiD must give full and informed express consent at the time of administration, meaning the person must have capacity to consent on the date MAiD is provided.
As described above, there is some flexibility to waive the requirement that consent to MAiD be provided immediately before MAiD is administered; however, this requires (a) that the person’s natural death be reasonably foreseeable and (b) that the waiver be agreed to in writing by the person and the practitioner. Accordingly, consent to MAiD in a Living Will or consent provided by an attorney under a Power of Attorney for Personal Care will be insufficient to meet the procedural requirements for the administration of MAiD. Notwithstanding these limitations, given the evolution of the law in this area, some individuals opt to include a request for MAiD in their Living Will in the hope that the law will become more flexible in the future.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.