Q4 | Torys Quarterly•Fall 2022

Economic infrastructure: the increasing collaboration between private and public sectors

Collaboration has always been a basic ingredient to complete any successful economic infrastructure project. To adapt a well-known phrase, it takes a village to build a village.


What has changed through the years is the extent of collaboration among project participants, and the model they choose to deliver these projects. The challenge of balancing public and private priorities and realities is arguably more acute with economic infrastructure projects than with other types of projects.

The next wave of economic infrastructure projects will demand next-level strategy but will ultimately navigate the public-private relationship more collaboratively—and will change the way public and private players approach project finance and delivery of these types of projects.

Modernizing P3

Projects in Canada have not always enlisted both public and private stakeholders. Railroads stand out as an asset delivered purely by the private sector, and power systems have traditionally been delivered primarily, if not exclusively, by the public sector and public authorities.

The most common collaborative approach in the space is the P3 model. Project participants have implemented P3s successfully in Canada—over 400 to date—and increasingly in the United States as well. Depending on the project, they have adapted P3 project development and finance approaches to best fit participants’ project mandates, their business needs and the project environment.

P3s may be deployed and adapted with greater frequency to support increased collaboration. However, while P3 projects have indeed proved successful, procurement approaches and contract terms have been progressively tightened, even in the context of emerging challenges including inflation, supply chain constraints and other market stresses. (For more on procurement, read “Bidder beware: the stakes are rising in government procurements”). As a result, parties have at times struggled to balance timelines, innovation and efficient transfer of risk on their P3 projects.

Part of the reason for greater collaboration between public and private sectors is the enhanced complexity of projects. Increasingly, projects need to layer in public policy imperatives that don’t necessarily drive economic activity by themselves.

Public and private sectors will need to collaborate in new ways. Procurement approaches and contractual models will build on the success of P3s while incorporating aspects of right-for-the- times models including co-development, alliances, integrated project delivery and joint ventures. At the same time, they may also design entirely new models to support all stages of the project lifecycle.

The impact of public policy complexity

Part of the reason for greater collaboration between public and private sectors is the enhanced complexity of projects. Increasingly, projects need to layer in public policy imperatives that don’t necessarily drive economic activity by themselves. Energy transition projects are one obvious example. Taxpayers, rather than project participants, may need to subsidize these broader societal goals. Two key public policy considerations raising the complexity profile of economic infrastructure projects are green infrastructure and Indigenous economic reconciliation.

Canada has committed to reach net-zero emissions by 2050, and this focus on climate change is keeping energy transition on the agenda of companies across industries. Economic infrastructure is leading the way among infrastructure asset classes for two reasons. One, power is both a key economic infrastructure category and an area of focus for net-zero concerns. Additionally, because infrastructure is built to last, the project decisions made today—including everything from how emissions are handled in the development stage to how a project is powered once it is completed—will impact the long term—to 2050 and beyond.

The historical model for working with Indigenous peoples has also evolved. Projects have shifted from the traditional model of consultation to one of empowerment. The general principles of consultation remain the same: to know the communities involved and understand their realities. But their application has shifted to offer a greater stake to Indigenous communities—in governance, planning and in acquiring equity.

Public-private collaboration at a critical time

The trend to increased collaboration comes as economic infrastructure projects are on the rise, another key trend shaping the future of the sector.

As the economy emerged from the shock of COVID-19, economic infrastructure loomed as a source of great opportunity. Both in Canada and the United States, industry insiders identified this asset class as a shortcut to pivot from COVID recovery to post-pandemic prosperity. Governments are also constrained economically and fiscally, one reason why they have become more open to user-pay projects.

These two economic factors amplify one another. Success in public and private sectors’ ramping up of economic infrastructure will work to increase economic prosperity as countries look to stabilize their economies—while also fueling the social infrastructure and the social programs that support all members of society.


Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.

Développement de contre-mesures médicales au Canada

Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.

Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19

Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.

Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada

La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.

Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.

Prochaines étapes

Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.

Inscrivez-vous pour recevoir les dernières nouvelles

Restez à l’affût des nouvelles d’intérêt, des commentaires, des mises à jour et des publications de Torys.

Inscrivez-vous maintenant