Authors
Sarah E. Whitmore
Julie Lowenstein
Harleen Pentlia
Pleadings for defamation and civil conspiracy are typically held to a high standard of particularity. But does the requirement to provide sufficient particulars mean that defamation and civil conspiracy pleadings escape the modern, flexible approach to pleadings? In PMC York Properties Inc. v. Siudak, 2022 ONCA 635, the Court of Appeal for Ontario confirmed that it does not. To survive a motion to strike, pleadings in defamation and civil conspiracy need not contain “exact particulars”. Instead, they must simply allow the defendants to “know the case they have to meet”1.
PMC York arose out of a dispute between PMC York Properties Inc. (“PMC York”), the property manager for Bentley Place condominium, and certain members of the Bentley Place’s board of directors.
The appellant, Bill Siudak, purchased a unit at Bentley Place in 2018. He became concerned about the management of the condominium, prompting him to run for election to the condominium’s board in May 2019. Once elected to the board, Mr. Siudak published a newsletter alleging financial mismanagement by PMC York and its directing principals, Paul and Margot Casuccio, which he distributed to unit owners including through a website he created. In response, Mr. Casuccio successfully advocated for Mr. Siudak’s removal from the board.
A few months later, PMC York and the Casuccios sued Mr. Siudak, alleging that he had defamed them in oral conversations, in his newsletter and on his website. Mr. Siudak countersued, alleging defamation as well as civil conspiracy2. The plaintiffs moved to strike Mr. Siudak’s counterclaim, alleging that his pleading contained no material facts and therefore failed to plead a reasonable cause of action3.
The motion judge denied the plaintiffs’ motion to strike4, but the plaintiffs successfully appealed to the Divisional Court, which subsequently struck out and dismissed Mr. Siudak's counterclaim without leave to amend5. Mr. Siudak appealed, arguing that the Divisional Court erred by failing to correctly apply the modern, flexible approach to pleadings, under which his defamation and civil conspiracy pleadings should not be struck.
The key legal question for the Court of Appeal was how to apply the modern, flexible approach to pleadings in defamation and civil conspiracy claims.
Under the modern, flexible approach, courts are to treat the facts pleaded as true unless they are “manifestly incapable of being proven”, read the pleadings “generously” and consider whether any drafting deficiencies can be cured by amendment to the pleadings. Leave to amend should only be denied “in the clearest of cases”6. As the Supreme Court of Canada recently confirmed in Atlantic Lottery v. Babstock, the test on a motion to strike is “whether the pleadings, as they stand or may reasonably be amended, disclose a question that is not doomed to fail”7.
The Court of Appeal began by acknowledging the high standard for particularity that defamation pleadings attract—given the “serious nature” of a defamation allegation, it is important that the pleadings enable the defendant to know the case it ought to meet8. However, where a plaintiff alleges defamation against multiple defendants, the requirement to sufficiently particularize the claim as against one defendant cannot prevent the application of the modern, flexible approach to the pleading against the other defendants. Instead, the modern, flexible approach “applies to the pleadings as a whole”, even where there is only a claim for defamation against one defendant. So long as the claimant pleads in good faith and with sufficient particularly the constituent elements of defamation such that “the defendant is not left in the dark as to the case to be met”, the pleading should survive a motion to strike9.
The modern, flexible approach does not always require plaintiffs to provide “exact particulars” of an alleged defamation, such as the exact words published, the exact dates and times of publication, or the exact names of the recipients of the defamatory words. Rather, pleading the “gist” of the defamatory words, specifying the timespan of the publication and identifying, without naming, the specific recipients of the defamatory words may be sufficient. So long as the plaintiff proceeds in good faith and pleads a coherent body of facts along with all particulars within their knowledge such that the defendants know the case they have to meet, the pleading should survive a motion to strike10.
Applying the modern, flexible approach, the Court of Appeal allowed Mr. Siudak’s appeal, restoring the motion judge’s decision to decline to strike Mr. Siudak’s counterclaim.
PMC York serves as an important reminder of the high standard for striking pleadings under Rules 21 and 25. The Court of Appeal’s decision also has the potential to raise questions about when the limitation period for a defamation claim begins, as plaintiffs may not need to know the “exact details” of their allegations in order to sue.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.