SCC Upholds Worldwide Ban on Certain Search Results
Authors
On June 28, the Supreme Court of Canada (SCC) released its decision in Google Inc. v. Equustek Solutions Inc.1 This is an appeal brought by Google from a decision of the British Columbia Court of Appeal, which granted an interlocutory injunction ordering Google to globally remove certain websites from its search engine. Equustek had alleged in the underlying action that these websites were selling goods that infringed its intellectual property.
Background
Equustek, the plaintiff in the underlying action, is a British Columbia company that makes networking equipment for industrial machinery.2 Datalink, the defendant in the underlying action, acted as Equustek's distributor until it allegedly began to re-label one of Equustek's products as its own and ultimately used Equustek's trade secrets to design and manufacture a competing product. Datalink sold its competing product online and customers were able to find Datalink's website by searching on Google.3
Equustek obtained several injunctions against Datalink. Datalink did not comply. When Google, at Equustek's request, voluntarily began removing individual Datalink webpages from its Canadian website, google.ca (a process known as "de-indexing"), Datalink would move its content to other pages on its website.4
In accordance with an internal policy and out of concern for implications on freedom of expression, Google refused to de-index the entire Datalink website and refused to make any de-indexing effective outside Canada, meaning that the Datalink's material that is subject to an injunction could be found on google.com, google.co.uk, etc. It could also be located on other search engines or accessed directly.
Even though Google was not a party to the underlying action, Equustek sought an injunction against Google, ordering it to de-list all Datalink websites globally.5 The British Columbia Supreme Court granted that ruling and the British Columbia Court of Appeal upheld it.
Decision of the Supreme Court of Canada
The SCC, by a seven judge majority, upheld the global injunction. Two judges dissented.
Google had argued that the injunction should not have been granted. It asserted that as a non-party to the underlying dispute, it should be immune to the injunction, that a worldwide order is improper and that freedom of expression concerns militate against the order. These arguments were rejected by the majority of the SCC.
Injunctions against Non-Parties
The majority held that there was no bar to ordering injunctions against non-parties. The test is the same as ordering an injunction against a party.6 Non-parties are bound by a court's orders just as are parties.7 Google's assistance was found to be necessary to prevent the facilitation of Datalink's defiance of court orders doing irreparable harm to Equustek.8 This made the order appropriate against Google as a non-party.
Injunctions with Extraterritorial Effects
The majority also held that an injunction was appropriate against Google's global operations—meaning de-indexing from all of Google's sites all over the world. Because Datalink's customers were located all over the world, restricting the injunction to Canada alone would render it incapable of preventing harm to Equustek.9 Key to the majority's consideration was the fact that there was no evidence that the extraterritorial effect of the injunction would pose any significant cost or administrative burden on Google—Google could make this change centrally and regularly de-indexes other types of websites such as those containing child pornography, hate speech, and copyrighted material.10
The Court also rejected arguments surrounding comity: that such an injunction was not obtainable in certain foreign jurisdiction and/or would violate laws in those jurisdictions. The Court held, in the absence of evidence specific actual conflict, comity was not a concern.11
Freedom of Expression
The majority of the SCC held that it is very unlikely that the order offends freedom of expression sensibilities, given that the websites in issue were in violation of several court orders. Any concern that this injunction engages freedom of expression is "far outweighed" by the need to prevent irreparable harm to the owner of the intellectual property and is justified.12
Majority's Conclusion
The majority found that a worldwide injunction is the "only effective way to mitigate harm to Equustek,"13 and is not outweighed by the issues raised by Google. As a result, it upheld the order of the lower courts.
_________________________
1 Google Inc. v. Equustek Solutions Inc., 2017 SCC 34 ("Equustek").
2 Equustek, para. 2.
3 Equustek, paras. 2-3, 8, 11-12.
4 Equustek, para. 15.
5 Equustek, para. 16.
6 Equustek, para. 28.
7 Equustek, paras. 28-29.
8 Equustek, para. 35.
9 Equustek, para. 41.
10 Equustek, para. 43, 50.
11 Equustek, para. 44.
12 Equustek, paras. 45-49.
13 Equustek, para. 53.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Développement de contre-mesures médicales au Canada
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Prochaines étapes
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.
