Ontario Ministry of Labour Interim Report on the Changing Workplaces Review
Authors

Mitch Frazer
Lisa K. Talbot
Darryl Hiscocks
Tom Stevenson
The Government of Ontario initiated the Changing Workplaces Review in 2015 to determine what changes, if any, should be made to employment and labour laws in the province in light of the changing nature of the workforce, the workplace, and the economy. The focus of the Review is on the Ontario Employment Standards Act, 2000 (ESA) or the Labour Relations Act, 1995 (LRA).
On July 27, 2016, the Ministry of Labour released an Interim Report. It canvasses a large number of issues affecting Ontario’s workplaces and provides a broad array of options to address each issue, which in many places includes maintaining the “status quo.” However, some of the legislative changes being considered would place additional burdens on employers.
What You Need To Know
- The Interim Report focuses on the need for legislative amendments to address issues facing “vulnerable workers in precarious jobs.” The report concludes that there are “too many people in too many workplaces” not receiving their basic rights guaranteed under the ESA and LRA.
- The report makes two broad conclusions: the administration and enforcement of the ESA should be strengthened; and there should be a comprehensive review and reform of occupation-specific exemptions from ESA provisions, such as minimum wage and hours of work.
- The Interim Report reviews what is seen as a growing problem of misclassification of employees as independent contractors, and the use of temporary workers (through a staffing agency or otherwise). The potential options identified to address this include: expanding the definitions of what constitutes an “employee” and an “employer” and the scope of liability for the purposes of the ESA; extending the ESA’s minimum standards to independent and dependent contractors; and reviewing existing exceptions and special rules (including with respect to overtime and hours of work).
- Many of the changes to the LRA that are under consideration would support the enhancement of union rights, including stronger laws on related or joint employers, the potential expansion of successor rights provisions to contracting out or contract tendering situations, and a possible prohibition on replacement workers. For employers in the non-unionized private and public sectors, the changes under consideration could make it easier for employees to organize or join a union, engage in collective bargaining, and strike.1
- The Interim Report calls for submissions on the provisions regarding termination of employment and severance pay. Significantly, one of the issues under consideration is whether the ESA should adopt “unjust dismissal” provisions, similar to those in federal legislation. Given the recent decision of the Supreme Court of Canada in Wilson v. Atomic Energy (read our bulletin on the decision here), in which the Court found that the “unjust dismissal” provision in the Canada Labour Code prohibits dismissal of an employee without cause, the introduction of an “unjust dismissal” provision to the ESA could have serious implications to employers in Ontario.
- The Ontario Ministry of Labour is inviting comments and submissions on the Interim Report. Submissions specifically related to the subject of personal emergency leave are due by August 31, 2016. The deadline for submissions on all other issues is October 14, 2016. Parties interested in making a submission to the Ministry are encouraged to contact the authors. Further information on the Review, the Interim Report, and how to make a submission can be found here.
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1 In Ontario, approximately 86% of the private sector workforce is not unionized.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Développement de contre-mesures médicales au Canada
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Prochaines étapes
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.