Top Employment Law Developments in 2014
The decisions outlined below gave rise to what we believe were the most noteworthy employment law developments of 2014.
1. Supreme Court of Canada endorses broader availability of summary judgment
The Supreme Court endorsed an expanded use of summary judgment under Rule 20 of Ontario’s Rules of Civil Procedure in Hryniak v. Mauldin and Bruno Appliance and Furniture Inc. v. Hyrniak.1 2 The Court called for a "culture shift" towards more expeditious proceedings and access to justice, encouraging both summary judgment motions in appropriate cases and tailored summary trials where summary judgment is not granted. The decision could lead to greater reliance on summary judgment motions in wrongful dismissal matters.
2. Resigning executive must honour contractual notice obligation
In BlackBerry v. Marineau-Mes, the Ontario Superior Court found that an executive’s contractual obligation to provide six months’ notice of resignation was binding.3 The Court found that the contractual notice obligation was enforceable, and was not the equivalent of a non-compete covenant, particularly because BlackBerry had made it known that the executive must remain available to perform duties during the notice period.
3. A termination clause loophole is closed
In John A. Ford & Associates Inc. v. Keegan, the Ontario Superior Court held that a contractual termination without cause provision need only satisfy statutory minimum notice entitlements at the date the notice of termination is given.4 Rejecting a common line of argument, the Court declined to find the provision void on the basis that it might fail to satisfy those minimum requirements at some future date.
4. Payroll outside Ontario included in determining statutory severance obligation
Under Ontario’s Employment Standards Act, 2000, employers are required to provide severance pay to an employee following termination if: (a) the employee was employed for five years or more; and (b) the employer has a payroll of $2.5 million or more. Until this year, the prevailing view had been that only an employer’s Ontario payroll needed to be considered for the purpose of determining the statutory severance obligation. However, in Paquette c. Quadraspec Inc., the Ontario Superior Court found that an employer’s payroll both inside and outside Ontario must be included in the calculation.5
5. Breach of confidentiality clause requires repayment of settlement funds
In Jan Wong v. The Globe and Mail Inc., the Ontario Divisional Court found that the breach of a confidentiality clause in a settlement agreement required the repayment of settlement funds.6 The Globe and Mail had settled a grievance with respect to the termination of Jan Wong’s employment. The terms included that settlement funds would have to be repaid in the event of breach of confidentiality. The Court found that the confidentiality clause was of prime importance to the employer and that the repayment mechanism was reasonable. The decision confirms that employers have an effective remedy in the event of breach of confidentiality by an ex-employee.
6. Constructive dismissal in the context of fixed-term contracts
In Thompson v. Cardel Homes Limited Partnership, the Alberta Court of Appeal upheld a finding of constructive dismissal for an employee working under a fixed-term contract.7 One month before the end of the term, the employer advised that it would not renew the contract and that the employee would be paid to the end of the term, but was not required to report to work. The Court found that this constituted a constructive dismissal, entitling the employee to a 12-month termination payment. The termination clause would not have been triggered if the employee had been permitted to work to the end of the term or had consented to the early termination.
7. WSIAT opens the door to mental stress claims
Sections 13(4) and 13(5) of the Ontario Workplace Safety and Insurance Act have long been interpreted to prohibit employee mental stress claims, unless they fit within the narrow circumstances of “an acute reaction to a sudden and unexpected traumatic event” during employment. However, in Decision No. 2157/09, the Ontario Workplace Safety and Insurance Appeals Tribunal found those provisions to violate equality rights under the Charter of Rights and Freedoms by depriving workers with gradual-onset mental stress claims the opportunity to present evidence of their individual circumstances.8 The decision opens the door to a broader category of mental stress claims in the workers’ compensation arena, including those based on long-term or chronic conditions.
8. Supervisor’s unchecked harassment leads to significant damages
In Boucher v. Wal-Mart Canada Corp., the Ontario Court of Appeal awarded over $400,000 in damages to a former Wal-Mart employee who had been subjected to ongoing, abusive conduct by her supervisor.9 The Court found that Wal-Mart failed to properly investigate and respond to the employee’s complaints about the supervisor’s conduct, neither complying with its own policies nor accepting co-worker evidence that supported the employee’s complaints. The Court awarded $110,000 in mental suffering and punitive damages against the supervisor and $300,000 in aggravated damages and punitive damages against Wal-Mart.
_________________________
1 2014 SCC 7 (CanLII).
2 2014 SCC 8 (CanLII).
3 2014 ONSC 1790 (CanLII).
4 2014 ONSC 4989 (CanLII).
5 2014 ONCS 2431 (CanLII).
6 2014 ONSC 6372 (CanLII).
7 2014 ABCA 242 (CanLII).
8 2014 ONWSIAT 938 (CanLII).
9 2014 ONCA 419 (CanLII).
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Développement de contre-mesures médicales au Canada
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Prochaines étapes
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.



