Compliance with competition regulation is an ever-present priority for many companies. To stay on the right side of compliance, organizations must roll out their compliance program to the entire enterprise, establish controls aligned to operations, and continuously update the program for changes in Competition Bureau practices, the law—and within the organization.
In this video we discuss:
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Rebecca Wagner (00:05): Hi, everyone. Thank you for joining us today. I am Rebecca Wagner, a Senior Associate in the Torys Competition and Foreign Investment Review Group, and this is my colleague Eric Patenaude, who is also an Associate in the Group. Our topic today is competition law compliance programs. Compliance programs provide structure and a process to help companies maintain compliance with competition law. They are an important tool to minimize risk. The cost of violations can be high, and even the mere suspicion of a violation can on its own be costly. Even if ultimately dropped, investigations often distract management and lead to substantial expenditures of time and money.
Eric Patenaude (00:45): Recent amendments to the Competition Act underscore the importance of a program. For example, these new amendments significantly increase the maximum fines and penalties for criminal anti-competitive agreements, deceptive marketing practices and abuse of dominance. For corporations engaging in these activities, the penalties can now be as high as 3% of annual worldwide turnover, or in the case of criminal anti-competitive agreements, are now uncapped. In the wake of these and other amendments, the Competition Bureau has re-emphasized that businesses, regardless of size, should either implement a compliance program or update an existing one. The existence of a robust program can help limit exposure to these new maximum fines and penalties as well as jail time. So, Rebecca, what are some of the ways that a compliance program can help companies mitigate risk?
Rebecca Wagner (01:37): Well, for example, they can help to prevent violations, decrease the amount of a fine or penalty, or assist with early detection, which could lead to securing immunity or leniency from prosecution.
Eric Patenaude (01:50): Many good reasons to have a strong program.
Rebecca Wagner (01:52): Indeed. So how can in-house counsel or business leaders get started on creating or enhancing their program?
Eric Patenaude (01:59): Sure. The Competition Bureau focuses on two key program criteria: credibility and effectiveness. The mere existence of a program does not offer much in the way of protection or leniency. And it's worth noting that having a program that's ill-supported or routinely ignored may be viewed by the Bureau as an aggravating factor.
Rebecca Wagner (02:18): This naturally leads into a discussion about the elements that make up a credible and effective program. Unsurprisingly, there are many, too many to touch on in this video. But four of the key highlights are commitment and support, a compliance manual, a training program, and auditing and monitoring. Beginning with commitment and support, compliance starts with leadership from the top. Active management involvement is the foundation of an effective program. It is essential that senior leadership demonstrate unequivocal support for the program and regularly reinforce this message. Why don't you touch on the second and third topics?
Eric Patenaude (02:56): Happy to. A compliance manual and training program are central elements. Both the compliance manual and the training program should be tailored to reflect the particulars of the business and be appropriately detailed, but also be user-friendly for all company employees. What about auditing and monitoring?
Rebecca Wagner (03:15): Auditing and monitoring of measures implemented is important and often overlooked. One example is tracking training participation and quiz results. Another is providing additional training based on the quiz results and related employee Q&A.
Eric Patenaude (03:30): Thanks. And the third would be enhanced measures for high-risk employees and high-risk activities such as representations to the public, bids, or participation in trade associations. There's a lot more to discuss, but why don't we wrap up on a few key takeaways? First, Bureau guidance highlights that effective training is best delivered by experts and recommends an overall review of the program by an independent third party.
Rebecca Wagner (03:56): Businesses operating in Canada may wish to work with an experienced team of legal advisers to implement or evaluate their competition law compliance program to ensure it is credible and effective.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.
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