
During the 2023 proxy season, investors set a new global record for shareholder activism, with no fewer than 69 shareholder activist campaigns taking place in Canada alone—double the number of campaigns in 2022. Facilitated by Canada being a relatively “activist-friendly” jurisdiction, this activist surge is characterized by the following trends.
Though boards and management have historically often been able to rely on institutional investors for support against activists, recent trends indicate that such dynamics are now less certain. Institutional investors are increasingly developing their own proxy voting policies and standards for holding boards to account. A trend driven in part by the preferences of their underlying investors and stakeholders, institutional investors and other global fund managers are showing a growing propensity to support activist shareholder campaigns and are addressing long-established board practices with a greater degree of scrutiny.
As scrutiny continues to intensify around executive compensation, so does opposition to say-on-pay proposals, with average investor support for say-on-pay sinking to its lowest level since 20191. With the pandemic years firmly in the rearview, institutional investors are less likely to vote in favour of “stay the course” leadership, developing their own in-house proxy voting policies that seek to hold individual directors accountable for performance shortfalls. As broader economic headwinds create corporate performance challenges and market volatility, we expect this trend to continue as investors look to alternative paths towards robust returns.
Shareholders continue to hold Canadian corporations to account over their environmental and social policies, with ESG considerations playing an increasingly notable role in guiding investment decisions and strategy. This growing pressure has been applied predominantly by institutional investors with internal mandates to advance ESG policies and commitments, with 85% of investors in a 2022 survey indicating that their policies include at least some ESG initiatives.
It’s worth noting that notwithstanding increased pressure from activists, U.S. companies are experiencing a waning of support for environmental and social proposals. So-called “anti-ESG” campaigns centre on concerns raised by the political right that ESG considerations undermine the fiduciary duties of corporate boards and investment managers.
The landscape for activist investors is diversifying to include a broader range of activists beyond traditional firms such as hedge funds. A number of different investor groups, including pension funds, private equity firms and family offices, are increasingly engaging in activist strategies as a way to protect their investments and influence corporate decision-making. Activism from these non-traditional activist groups may come as a surprise to target companies, highlighting the importance of ongoing engagement with investors and the investment community to allow for intelligence gathering on investor concerns, market sentiment and emerging issues.
Transaction-related activism remains a dominant theme in 2024. A common activist tactic involves acquiring a share position followed by exerting pressure on a target board to initiate a sale of the company or a spin-off with the goal of boosting the share price. However, activists are also more frequently challenging live transactions, seeking either to block them entirely or in an effort to force improved deal terms from the buyer. It is not surprising given that M&A transactions are typically driven by key corporate strategy (over which significant disagreements can arise), and these events often focus attention on (and offer a leverage opportunity over) a company from investors and activists alike. More recently we have seen some activists pursuing M&A themselves, in order to more directly take control of the corporate agenda and benefit from their value-creation strategies. Transaction parties should incorporate activism preparedness in their overall deal analysis and planning.
Boards can best position themselves to respond to expected or unexpected activist approaches through robust, strategic preparation.
Practical advance planning steps include:
For more on steps public companies can take to prepare for an activist approach, read Readiness for unsolicited M&A and activism: key considerations for public companies.
While it remains to be seen how these trends will evolve through 2024, in our experience, shareholder activism is driven by concerns that are often based on foreseeable grievances and perceptions of the company’s best interests. Ultimately, managing activist advances begins with effective advance preparation and a proactive approach that includes a rigorous assessment of company performance, management compensation, strategic direction and ESG policies—all to ensure that your organization is positioned to deliver value to all shareholders.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.