Q1 | Torys Quarterly•Winter 2025

Private credit markets: a trend of competition and convergence

Private credit has become an important source of debt capital across a broad range of deal types and sizes. The key trends, relative to more traditional lending sources like banks, institutional investors purchasing debt (whether bonds or term loans) in debt capital markets and life insurance companies (which we’ll collectively refer to as “traditional lenders” in this article), can be summed up in two words: competition and conversion.

Competition between private credit and traditional lenders

Competition between private credit lenders and traditional lenders has created an attractive environment for borrowers, and we expect these trends to continue into 2025.

Private credit lenders—a broad range of non-bank lenders, including funds and business development companies—have seen a large influx of investments and are actively looking for deals to put invested capital to work. Given their large pools of dry powder, private credit lenders have increasingly offered tighter pricing and looser covenant packages, and sought to enter a wider range of deal types and sizes.

Private credit lenders have always had certain advantages compared with other lenders. Namely, they are largely insulated from market volatility and are not subject to capital regulations. Accordingly, they have been able to offer borrowers deal certainty, additional committed capital (such as flexible delayed draw term loans to fund future acquisitions), quick execution and often higher leverage levels than traditional lenders—features that are particularly attractive to private equity firms and other borrowers with an acquisitive growth strategy.

Public market impact on private credit deals

On the other hand, private credit has in the past had lower ceilings on deal size, higher pricing and tighter covenant packages than some traditional lenders, particularly in rosier periods for public markets.

Recent months are an example of an attractive public market period. As pricing has gone down in the broadly syndicated market, we have seen a flurry of broadly syndicated loans (including refinancings of private credit loans). Private credit lenders have responded with more attractive pricing and looser covenants. So, we are in a period of intense competition for deals, which has created an attractive environment for borrowers.

Convergence between private credit and traditional lender markets

At the same time (and likely due in part to this competition), we are seeing increased convergence between the private credit and traditional lender markets. The delta between terms in the two markets has decreased, both in terms of covenant packages and pricing. Private credit lenders have also demonstrated the ability to finance large deals, sometimes by joining together in a club with other lenders.

We are in a period of intense competition for deals, which has created an attractive environment for borrowers.

There is another form of convergence as banks seek to work with private credit lenders in several different ways. Banks have traditionally lent to private credit funds, so their fund financing loans are indirectly funding private credit loans to borrowers. Recently, banks have also formed various joint venture and partnership agreements with private credit lenders. These arrangements can help private credit funds access some of the traditional advantages of banks—such as offering cash management services and letters of credit to borrowers—while also accessing a deeper pool of potential borrowers. Banks gain access to potentially higher returns of private credit. Private credit funds have also worked with life insurance companies, a source of capital that is always looking for additional investments to deploy capital to match their insurance coverage liabilities. The investments of banks and life insurance companies in private credit may attract additional regulatory scrutiny at some point, given the added connectivity of the sector to the broader financial sector.

Private credit lenders have also greatly expanded their scope in an effort to deploy capital and are active in areas like asset-based loans, infrastructure loans, and commercial and residential real estate, as well as traditional corporate lender and acquisition financing. The expanding range of asset classes and products offered by private credit are another example of competition and convergence with traditional lenders. Areas with the potential for higher returns or longer terms are well suited for private credit structures, and we expect the scope of their reach to continue to increase in the year ahead.


Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.

Développement de contre-mesures médicales au Canada

Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.

Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19

Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.

Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada

La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.

Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.

Prochaines étapes

Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.

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