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Abubaker Khalifa, MD, Co-founder and COO, Moonrise Medical
Read commentary from Torys for the latest legal and industry trends in our article “AI healthcare companies: navigating the cutting edge of technology with Canada’s regulators”. And for more industry insights, read our in-depth Q&As featuring Lumira Ventures and Saumik Biswas, CEO, President and Founder at Tenomix.
There is a lot of dialogue around AI in healthcare. What are your thoughts on the benefits and risks it presents?
There is exciting dialogue about AI as it is quite clear that the potential impact of AI in healthcare can be extraordinary. We have seen many companies present and adopt AI solutions that have already shown incredible benefit to patients, providers, and healthcare organizations.
It is clear that despite these technologies having major impact there is a significant knowledge gap by healthcare providers around the fundamentals of AI. It is essential that there is work done to educate healthcare providers and healthcare organizations on the various AI models as well as the risks and benefits of these AI systems in clinical settings.
Another consideration is that the value of AI technologies remains difficult to objectively evaluate for the fundamental reason that it is new to the healthcare market. Investors are always challenged with accurately determining the value of the AI technology, and startups tend to be valued differently by different investors in the various fundraising stages. Payors find it difficult to assign a value metric and hence reimbursement isn’t clear. Regulatory bodies are just providing a newer set of guidelines that evaluate the safety and risk profile of the various AI technologies.
Overall, the impact of AI in healthcare is already profound and the collective effort of the sector is needed to ensure we adopt technologies that will positively impact patients’ lives.
What are the biggest opportunities and challenges facing the medtech industry?
Despite the constant advancement in our healthcare system, the burden of chronic illnesses such as diabetes, hypertension and vascular diseases continues to be high. The inefficiencies in our healthcare delivery, coupled with the rising costs, have led healthcare organizations to prioritize innovation as a key component of their strategic vision. This is an opportunity for the medtech industry to open clear dialogue with key stakeholders in the delivery of care to understand the challenges and tailor technologies that are centered on value-based care.
That being said, it is not always clear how these key stakeholders, including physicians, payors, and healthcare providers, are making decisions about the adoption of innovative technologies. One of the major challenges that is impacting the adoption of healthcare technologies is the current reimbursement system. It is outdated and leaves innovative medical technologies with either no direct reimbursement, or stuck with legacy reimbursement codes that don’t account for the enhanced value and/or cost savings attained. Despite efforts towards reimbursement reform, there must be strategic provincial and national advocacy towards value-based reimbursement that allows for the adoption of safe and innovative technologies that will first and foremost positively impact the wellbeing of our community.
What advice can you give to those wanting to launch a medical device or healthcare company and commercialize their offerings?
I advise the brilliant and brave entrepreneurs that are working in the healthcare field to comprehensively understand the clinical unmet need that they are solving. It is not enough to only study the pathophysiology and the direct impact of the unmet need on patients and physicians. It is incredibly important to understand all the stakeholders involved and their specific roles in technology adoption. They need to understand who will be paying for their technology and the incentives as well as disincentives of technology adoption.
This will allow the startup company in the very early phases to refine their development and adoption strategy based on the realities of the market they are approaching. Many times, this leads to minor or major adjustments to the technology solution based on the early comprehensive stakeholder analysis allowing for cost-effective product adoption. As much as it is important to focus your pitch on the unique and novel solutions you are developing, it is as important to showcase the major clinical unmet need you are solving and the impact on all key stakeholders.
Abubaker Khalifa is the co-founder/COO of Moonrise Medical, developing a perfusion guidance/diagnostic system in peripheral vascular disease. Abubaker Khalifa is an Assistant Clinical Professor (Adjunct) at McMaster University and an Intensivist at Joseph Brant Hospital. He completed a biomedical innovation fellowship at Stanford Byers Center for Biodesign. Abubaker served as the medical director to NXT Biomedical Incubator developing novel cardiac devices. Abubaker consults for early stage medtech startups and is involved in various medtech education programs in the US and Canada.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.
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