The introduction of the GENIUS Act (Guiding and Establishing National Innovation for U.S. Stablecoin Act) is expected to encourage widespread adoption of stablecoins in traditional finance and payments activities—presenting an opportunity for developers, entrepreneurs and financial service providers in Canada to consider how they will participate in the evolving financial ecosystem.
With the passing into law of the GENIUS Act, the U.S. has moved forward with the implementation of its regulatory framework governing the issuance and distribution of payment stablecoins (referred to as “value-referenced crypto assets” in Canadian securities law discourse).
We consider the impact of the GENIUS Act on the Canadian stablecoin regulatory environment and the implications of stablecoins on Canadian financial service providers.
The GENIUS Act is a regulatory framework that governs the issuance of payment stablecoins within the U.S. Of note, the Act characterizes payment stablecoins as payment instruments and not securities, whereas the Canadian regulatory framework characterizes payment stablecoins as securities and/or derivatives.
The Act outlines certain elements and provisions:
The Canadian approach to the regulation of stablecoins is outlined in CSA Staff Notice 21-333 Crypto Asset Trading Platforms: Terms and Conditions for Trading Value-Referenced Crypto Assets with Clients, which describes the terms and conditions that issuers of stablecoins must comply with. While the U.S. and Canadian approaches differ in their characterization of payment stablecoins, the Staff Notice does contain comparable provisions to the GENIUS Act—such as reserve requirements (1:1 reserve ratio consisting of cash and high-quality, short-term liquid assets), reporting requirements (monthly and annual), and robust consumer protection measures requiring reserve assets to be held by qualified custodians in a manner where only stablecoin holders, not other creditors, can access the stablecoin reserve assets in the event of an issuer insolvency. The CSA’s approach to characterizing stablecoins as securities and/or derivatives also differs from the approach taken by the EU (which characterizes stablecoins as E-Money Tokens, not securities, under the European Markets in Crypto-Asset Regulation (MiCA)), and other jurisdictions.
The implementation of the GENIUS Act, and the governmental oversight and supervision of payment stablecoin issuers it brings, is expected to lead to greater mainstream adoption of payment stablecoins within the U.S. and encourage greater engagement by financial institutions with these instruments. Furthermore, the recent announcement by Société Générale to issue a USD stablecoin1, combined with JP Morgan’s use of the JPM Coin on its blockchain platform2, and PayPal’s use of its USD stablecoin (the PYUSD)3, has led to Canadian financial service providers examining how they will participate in the emerging stablecoin payments landscape.
Considerations for financial service providers include what services to provide to payment stablecoin issuers, how to service merchants that accept payment stablecoins, whether to deploy payment stablecoins in their internal and client-facing operations and how to otherwise participate in the transfer, settlement, redemption and custody of payment stablecoins. These considerations will require service providers to develop and deploy technical capabilities and third-party partnerships to develop the infrastructure needed to operationally support these instruments.
In addition to the technical and operational requirements, service providers also need to be aware of the regulatory and compliance requirements associated with digital asset activities.
Although certain Canadian regulatory authorities, such as the anti-money laundering regulator (FINTRAC), have provided guidance to entities dealing in virtual currencies, there is a lack of guidance from other Canadian regulators regarding the engagement with payment stablecoins by their members. The Canadian Retail Payments Activities Act (RPAA) currently excludes digital assets from its scope (although they can be brought under the RPAA by regulation if needed) and, although the Office of the Superintendent of Financial Institutions Canada (OSFI) has released certain guidance relating to the capital and liquidity treatment of crypto-asset exposures for financial institutions, OSFI has not provided more general guidance on the extent to which financial institutions may support the transfer, storage, redemption and processing of stablecoins.
In advance of regulatory developments, some Canadian financial service providers have begun to assess how they can participate in the payment stablecoins ecosystem. This includes examining implications of stablecoins on their business operations, identifying gaps in operational, regulatory and compliance capabilities, and beginning consultations with regulatory authorities.
With major financial systems, such as those of the U.S. and EU, characterizing stablecoins as payment instruments, domestic industry participants are calling for a similar classification in Canada in a bid to make use of any applicable reciprocity provisions and maintain interoperability. The GENIUS Act may be the catalyst that spurs Canadian regulators to reconsider their approach.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.