Authors

Jenifer Elmy
Stephanie KalinowskiLast year, the Financial Services Regulatory Authority of Ontario (FSRA) released its Pension Plan Amendments Guidance (the Guidance)1, offering insight into how FSRA interprets and administers the Pension Benefit Act (Ontario) (PBA) provisions related to retroactive amendments. As of March 31, 2025, FSRA has reviewed 17 retroactive amendment applications with a negative impact, and registered eight. While FSRA has indicated that these decisions should not be considered precedent for future cases, pension plan sponsors and administrators contemplating plan amendments may find it helpful to review the factors FSRA identified in its decision-making to ensure compliance.
According to FSRA, a retroactive adverse amendment is an amendment that (i) may negatively impact a member’s or a beneficiary’s rights and/or benefits; and (ii) purports to be effective on a date before the amendment is filed with FSRA. It is FSRA’s view that retroactive adverse amendments are not permitted (i.e., void) under the PBA.
The Guidance indicates that an amendment can have a negative retroactive impact on member rights and benefits without being considered a retroactive adverse amendment. In this instance, the pension plan administrator must be able to demonstrate both of the following:
The Guidance lists examples of amendments that might fall into this category, which include collectively bargained amendments (such as member contribution increases), amendments like those in the Supreme Court of Canada’s Nolan v. Kerry (Canada) Inc. decision, and certain amendments arising out of corporate reorganizations.
Further, FSRA has indicated that it will generally register amendments that are both retroactive and which have positive effects (e.g., benefit improvements), despite its interpretation that amendments with an effective date earlier than the filing date are not permitted under the PBA.
The Guidance allows a plan administrator to apply to FSRA to register an amendment that has retroactive negative impacts provided the plan administrator demonstrates a reasonable and good faith belief the amendment is not a retroactive adverse amendment.
When determining whether to register an amendment with retroactive and potentially negative impacts, FSRA will consider (i) transparency, (ii) reasonableness, (iii) equity, and (iv) whether the filing of the amendment is consistent with the plan administrator’s fiduciary duty. It is important to note that FSRA imposes this obligation on plan administrators when they are performing the clerical function of filing the amendment, despite the fact that it is the plan sponsor/employer who would, in most cases, be responsible for plan design and making the amendment. Plan sponsors/employers are not subject to fiduciary duties when making plan amendments.
Plan administrators are also encouraged to provide a legal opinion (separate from any opinions provided to the plan sponsor and/or administrator) that supports the registration of the amendment. Before sharing a legal opinion with FSRA, the plan administrator should also fully understand the consequences of losing solicitor-client privilege over that legal opinion.
Since the release of the Guidance, FSRA has reviewed 17 retroactive amendment applications as of March 31, 2025, and has registered only eight. While FSRA has noted that decisions with respect to retroactive amendments are context-specific and should not be considered precedent for future cases, reviewing the factors FSRA considered relevant in its determination would be helpful for sponsors and plan administrators seeking to file similar amendments.
Summarized below are the amendments and factors considered by FSRA when it reviewed retroactive amendments that were eventually registered under the PBA. Frequent themes reflected in of these amendments are (i) short periods of time between the effective date and the date the amendment was filed; (ii) member and union awareness of the amendment through earlier notices; (iii) transparency about the effect of the late filing on member entitlements; and (iv) no or little impact to members. In one case, the plan was administered under the old terms until the filing date (which was nine years after its effective date).
Summarized below are types of retroactive amendments that were reviewed by FSRA and notregistered under the PBA as filed. These decisions show that FSRA will likely not register retroactive negative amendments where they are being used to correct drafting errors and/or where members are materially impacted by the amendment. The examples also generally involve significant amounts of time between the effective date and the filing date.
It’s important to note that member awareness of the amended terms through booklets and general administration practice may not be sufficient if members have not also been told about their entitlements under the unamended terms between the effective date and the filing date.
For pension plans registered in Ontario, it is important for sponsors and plan administrators to understand how FSRA intends to apply the Guidance in practice. Reviewing the factors FSRA identified in its decisions on whether to register the 17 retroactive amendment applications may be helpful for sponsors and plan administrators contemplating plan amendments that will have effective dates prior to the date filed with FSRA.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.