26 mai 2025•Calcul en cours...

Navigating post-election lobbying compliance

Authors

  • Christophe Cinqmars-Viau

  • Robin Asgari

Canadians participated in the recent federal election in a variety of ways, including as campaign staff, volunteers, donors, and as registered third parties for election advertising or partisan activities (for more on the implications of the results, read “2025 federal election in review”). Such political participation can have implications for individuals and organizations intending to interact with government officials—including members of the newly appointed Cabinet and their staff—in the future.

Engaging with federal officials  

To be compliant with the federal Lobbying Act and the Lobbyists’ Code of Conduct (the Code), organizations and individuals who plan to lobby a federal public office holder (“official”) need to ensure that the official would not reasonably be seen to have a sense of obligation towards them. If a sense of obligation could reasonably be seen to exist, the lobbyist should generally not lobby that official.

Establishing a sense of obligation

A sense of obligation refers to a feeling of owing something or feeling beholden to another person.

It can arise due to a close relationship or because the lobbyist (or their client or employer) provided gifts or hospitality exceeding the annual limit set in the Code to the official before they became an official 

It can also arise in other situations, such as when a lobbyist (or the lobbyist’s client or employer) employed the official before they became an official, or employed or continues to employ a close family member of the official, or engaged in partisan activities for the benefit of the official beyond the scope of political work (as defined below).

A sense of obligation can also arise because of scenarios that are not explicitly contemplated by the Code.

Of particular interest to those who participated in the 2025 federal election, a sense of obligation can arise because of political work—paid or unpaid—that person is doing or has done for the benefit of the official. When a sense of obligation arises due to political work, the prohibition on lobbying the official is expanded to include that official’s associates (this means staff or, in the case of a Cabinet Minister, their Parliamentary Secretary and their staff). It also means the prohibition is also generally limited to a cooling off period of between 12 and 24 months.

The variety of scenarios highlight the importance of understanding and thinking through the nature of one’s relationships and interactions with officials to ensure compliance with lobbying regulations.

What is political work? 

Political work is defined broadly and includes a variety of activities that contribute to the functioning and success of political campaigns and organizations.

These activities include:

  • canvassing;
  • fundraising, including soliciting or gathering donations;
  • distributing or disseminating campaign materials;
  • coordinating campaign office logistics;
  • performing political research or data analytics tasks;
  • carrying out political or campaign event logistics;
  • serving as a designated spokesperson or a campaign manager;
  • serving in a senior position in a leadership or election campaign;
  • serving on the executive of an electoral district association;
  • preparing a candidate or official for an appearance, including speeches and debates;
  • organizing political fundraising;
  • organizing political or campaign events;
  • directing or coordinating political research or data analysis; or
  • developing or coordinating political messaging or advertising.

Political work does not include activities that are more personal or passive in nature, such as attending a fundraising or campaign event; displaying election signs or posting digital campaign material during an election period in a personal capacity; expressing personal political opinions; making a political contribution in accordance with election law; and being a member of a political party at any level of government in Canada. These activities are considered separate from the active and strategic efforts defined as political work and do not fall under the same regulatory scrutiny.

Cooling-off period

Effective July 1, 2023, the maximum duration of the cooling-off period was reduced from 48 months to 24 months. Depending on the involvement and activity, activities that constitute political work can carry a cooling-off period of 12 – 24 months.

For individuals seeking to reduce this period, it is possible to petition the Commissioner of Lobbying for a reduction or revision. This request can be based on factors such as the nature and significance of the political work performed, the degree of interaction with the public official, and the duration and time commitment involved in the political work.


Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.

Développement de contre-mesures médicales au Canada

Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.

Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19

Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.

Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada

La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.

Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.

Prochaines étapes

Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.

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