The British Columbia Securities Commission (BCSC) has remitted a decision back to a CIRO Hearing Panel in Re Englesby and Nishimura1. We previously wrote about the CIRO Hearing Panel’s original decision in our article, “Limits to gatekeeper obligations”. The BCSC found that the CIRO Hearing Panel proceeded on an incorrect principle, made an error in law, and failed to adequately consider the public interest in dismissing the disciplinary action. In doing so, the BCSC provided general guidance on gatekeeper obligations and the ability of CIRO staff to appeal CIRO decisions.
CIRO staff filed an application for review of a CIRO Hearing Panel’s decision dismissing a disciplinary action brought against two registered individuals (the Respondents), alleging that they failed to comply with gatekeeper obligations. The CIRO Hearing Panel had found that there was no evidence that the Respondents had breached their gatekeeper obligations as alleged by CIRO staff. Following CIRO’s application for review, the Respondents brought their own application to strike CIRO’s application, arguing that CIRO staff were not “directly affected” by the decision and therefore could not apply for review.
The BCSC found that the CIRO Hearing Panel made an error in analyzing whether the Respondents had breached their gatekeeping obligations2. Although the BCSC did not take issue with the three-step approach adopted by the CIRO Hearing Panel3, the BCSC stated that there are other equally valid ways to approach the analysis in determining whether a registrant breached their gatekeeping obligations4. The BCSC found that the Panel erred at the first step of the analysis in determining what triggered a registrant’s duty to make client inquiries.
At first instance, the CIRO Hearing Panel had found that if an advisor becomes aware of client trading activity that appears out of the ordinary but, based on their experience, concludes that there is a possible reasonable explanation, then the advisor’s gatekeeper obligations may have been fulfilled5. In contrast, the BCSC found that it was not appropriate for registrants to rely on possible, hypothetical explanations to fulfil a gatekeeper concern6. Instead, registrants need to make reasonable inquiries of their clients and take reasonable steps based on the information gathered in response to those inquiries.
Applying this to the facts of this case, the CIRO Hearing Panel erred in finding that it was sufficient for the Respondents to obtain information updating a client’s occupation from a non-financial job to a financial consultant for venture companies and concluding that changes in the client’s net worth and liquid assets “might well have resulted” from that change in occupation7. The BCSC found that the Panel should have, instead, asked whether a reasonable registrant would have made further inquiries of the client8.
The BCSC also made clear that registrant gatekeeping obligations are broad. They are not limited to a specific set of circumstances or areas of the industry9. We anticipate that this decision will encourage new enforcement cases related to alleged breaches of registrants’ gatekeeping obligations in light of this decision and other recent CIRO decisions in gatekeeping cases10. Registrants should continue to exercise vigilance in making and documenting inquiries and actions taken in response to red flags.
Section 28 of the Securities Act (BC) allows the executive director of the BC Securities Commission or a person “directly affected” by a CIRO panel decision to apply for review of it. The Alberta Court of Appeal had previously found that IIROC’s predecessor (the IDA) could not appeal a decision of its District Council because it was not “directly affected” by the decision and, instead, effectively appealed its own decision. The BCSC took a different approach. The BCSC focused on the practical independence of CIRO hearing panels. The BCSC concluded that there is a sufficient degree of separation between CIRO staff and its hearing panels such that staff appealing a decision of a hearing panel do not constitute CIRO appealing its own decision11.
With respect to whether CIRO was directly affected by the decision of the Panel, the BCSC found it was. The BCSC reasoned that it would be counter-intuitive to suggest that a party as significant as enforcement staff or, in the words of the BCSC, the “administrative prosecutor”, could be precluded from seeking a review of a decision made by an “institutionally independent” decision maker. The BCSC concluded that CIRO was directly affected by the Panel’s decision and could apply for review12.
The three-step approach adopted by the CIRO Hearing Panel involved asking these three questions:
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.