On December 5, 2024 the federal government announced the Canadian Sovereign AI Compute Strategy (the Strategy). The Strategy outlines three elements to bolster investments in domestic artificial intelligence (AI) compute capacity. Subsequent announcements under the 2024 Fall Economic Statement (2024 FES) have provided further incentives for pension funds to invest in AI data centre projects. Given these major initiatives to establish AI infrastructure, investors and pension funds should be aware of these policies and how best to leverage their incentives.
The growth of AI systems in recent years has prompted a corresponding discussion about enhancing the capacity and resources needed to power the AI. This capacity, or the computational resources required for AI system to run algorithms or process data, is referred to as “AI compute”.
The Strategy addresses the need to build and secure AI compute infrastructure with the goal of providing Canadian businesses greater access to compute capacity in order to leverage AI technology. The Strategy puts into action funding from Canada’s 2024 Budget, which provides $2B over five years to launch initiatives related to giving Canadian researchers and AI companies the tools to compete globally.
The federal government has already provided its first investment via the Strategy. The day following its publication, the Federal Government announced an investment of up to $240M in Cohere, a Toronto-based AI platform that focuses on generative AI and large language models. This investment will be used to enable Cohere to secure more private capital to build an AI data centre, and to enable Cohere and other firms to access compute capacity.
The Strategy outlines three elements to encourage investment and increase domestic compute capacity, which are described below.
Under this element, the federal government will invest up to $700M to leverage investment in new and expanded data centres through the “AI Compute Challenge”. The Challenge accepts proposals to “to strengthen Canada's AI ecosystem by securing domestic AI data centres”, seeking projects that emphasize four objectives:
The Challenge is directed to commercial and industry applicants, along with academic-industry partnerships looking to pursue “commercially viable AI compute infrastructure projects”. Projects should maximize private and public funding, including provincial-level involvement.
Proposal applications for the Challenge are on an on-going basis. The Challenge emphasizes the preference for proposals that will lead to a fully integrated data centre solution and commercial deployment, along with proposals that focus on innovative and energy efficient components for data centres. Additionally, the Challenge prefers projects that increase capacity in the near term and are ready for “immediate implementation”. Sector participants interested in pursuing AI capacity infrastructure should consider their proposal and how best to realize funding via this Challenge.
The Strategy’s second element provides $1B in spending to build public supercomputing infrastructure, covering three main categories:
The third element of the Strategy is a $300M fund to support purchasing AI compute resources by Canadian businesses and innovators. This element aims to lower barriers to AI development for sectors that require high-performing compute capacity and where the potential for AI adoption is greatest, such as in energy, life sciences and advanced manufacturing. The funding is provided over three years and the program will formally launch in spring 2025.
In addition to the Strategy, in the 2024 FES, the government announced it is developing a program that will provide up to $15B in aggregate loan and equity investments for AI data centre projects that receive investments from Canadian pension funds. To access these incentives, pension funds will have to invest $2 of their own capital for every $1 dollar of government money accessed, as well as be significant shareholders in the project.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.