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Torys’ Canadian and New York offices will be providing regular briefs on the legal ramifications of the proposed tariffs and other cross-border policy developments on the horizon.
A stated policy of President-elect Donald Trump is the imposition of a 25% tariff on all goods coming from Canada, to be implemented by way of executive order after his inauguration on January 20, 2025. Whether and precisely how this policy will be put into effect remains to be seen and much work will be done by Canadian governments and businesses to mitigate its impacts. Regardless of precisely how a tariff or similar regime is applied to Canadian goods, a likely result will be a decrease in the relative competitiveness of Canadian companies compared with their competitors located in the United States. Companies that sell into the United States will of course see the most obvious impacts of this policy but there will be secondary and tertiary impacts that will reverberate through supply chains.
Canadian companies who expect to experience financial distress should begin planning now while there is an opportunity to get in front of what may be coming. While tariffs cannot be attributed to steps taken or not taken by management, management will nevertheless be judged by markets and lenders based on how well they are able to deal with their potential impact. There will not necessarily be room for all companies within particular industries to do the restructuring that may be required, making first mover advantage important and creating an appropriate sense of urgency. Those Canadian businesses that are able to move faster and smarter than their competitors will be best positioned to withstand the impact of tariffs. This will require Canadian companies to assess their operations and to take steps to enhance competitiveness, which may include restructuring all or part of their businesses.
By design, Canadian businesses have been provided with the necessary tools to restructure, whether under corporate statutes such as the Canada Business Corporations Act or under restructuring statutes such as the Companies’ Creditors Arrangement Act. The balance of this bulletin highlights certain of these tools that can be used to effectively deal with competitiveness against the backdrop of a tariff or similar regime.
Contracts. Companies can repudiate unfavorable or uneconomic contracts if it will advance the viability of their restructurings, with some limitations. Companies may also be able to apply to have a counterparty be declared a “critical supplier” of goods and services, in which case the goods or services will have to be supplied on terms consistent with the supply relationship. Post-restructuring, contractual counterparties may be precluded from reliance on past defaults to terminate contracts.
Collective agreements. Companies may be authorized to serve notices to bargain on unions pursuant to relevant labour legislation, provided that if the bargaining fails, there is no ability to disclaim, terminate or revise the collective agreement. A restructuring may nevertheless provide the necessary conditions under which to achieve a deal with labour.
Share reorganizations. Companies may be able to fundamentally reorganize existing shares or issue new shares without existing shareholder approval.
Sales of business units. The sale of companies’ assets, free and clear of any security, charges or other restrictions may be approved after the completion of a sales process or in connection with a reorganization plan.
Financing. Interim financing is facilitated by the power to override contractual restrictions and to create “super-priority” liens for the new financing. Super-priority liens may be approved even in the face of opposition from incumbent secured creditors facing collateral deficiencies.
Stays of proceedings. Companies that restructure in Canada are typically subject to stays of proceedings that contain broad restrictions on adverse actions by creditors, contractual counterparties and others. These protections are also typically extended to directors and officers, and their purpose is to provide companies with sufficient breathing room to effectuate their restructurings.
Governance. Companies may apply for orders that provide for effective indemnities in favour of officers or directors against any liabilities that may be incurred during a reorganization.
Releases. Successful reorganization plans typically include the broad release of claims against companies, officers, directors and others, and may be extended to third parties.
Canadian businesses have the tools and wherewithal to deal with tariffs, if and however they may be implemented. We are available to discuss these tools and their potential application to your company’s particular circumstances.
Read more Tariffs and trade briefs.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.