It is a long-standing best practice for advisors to keep notes of material conversations with their clients, especially those that relate to KYC, suitability and risk disclosure. Contemporaneous notes are persuasive evidence that an advisor has met their KYC and suitability obligations, including that clients are informed of investment risk. In Re White, 2024 CIRO 67, the panel relied upon the advisor’s notes as a credible record of what occurred during the advisor’s discussions with his clients. Based on those notes, the panel preferred the advisor’s recollection of what occurred over the complainant’s and decided in favour of the advisor.
Investment advisors should:
In Re White, Canadian Investment Regulatory Organization (CIRO) Staff alleged that an investment advisor failed to use due diligence to ensure certain investment recommendations were suitable for some of his clients1. Throughout the hearing, the advisor and his former clients told drastically different stories about what had occurred2. The advisor characterized his former clients as individuals who chose high-risk investment strategies with knowledge of the potential consequences3. In contrast, his former clients tried to paint themselves as inexperienced investors who were not interested in high-risk investments and who did not understand that any of their investments were high risk4. These kinds of credibility disputes between a client and their advisor routinely occur in cases where investors make claims for investment losses and the suitability of the investments causing the loss5.
Historically, credibility has played a significant role in investor loss claims6. Due to the nature of the relationship between many advisors and their clients, a court or panel faced with conflicting evidence must weigh the investor’s and advisor’s credibility. Advisors speak with multiple clients a day and may have a high volume of client calls in any given week. In contrast, a client likely only speaks occasionally with their advisor. Against this backdrop, a court or panel may be inclined to accept a client’s recollection over an advisor’s since an investment discussion may be more “unique” (and thus memorable) to the client, whereas it may be routine to the advisor. Contemporaneous written documentation can be persuasive evidence of what actually occurred.
In this case, the panel preferred the advisor’s evidence, holding that the advisor’s notes corroborated his narrative. The panel rejected allegations that the advisor’s handwritten notes had been altered after the fact because they had been archived by the dealer and the advisor could not access them7. Further, the fact that his former clients had signed several documents over many years confirming the high-risk investment strategy demonstrated the individuals had multiple risk warnings and opportunities to not make the impugned investments8. As a result, the panel found that the advisor had not breached the regulatory obligations in issue in the case9.
Publication of regulatory investigations and decisions can lead to or influence civil claims by investors. Civil complaints and lawsuits can also influence regulatory processes. In Re White, the panel noted that part of the record before it was a detailed written complaint authored by the lawyer for one of the clients—who had also sued the advisor civilly—which was one of the foundations of CIRO Staff's prosecution of the case. The panel also permitted the complainant’s lawyer to make comments from time to time during the hearing10.
Overlap between regulatory and civil claims should be expected. Dealer members cannot put language in civil settlements that would prevent a client from initiating a complaint to CIRO or other securities regulatory authorities11. They are also required by CIRO’s complaint reporting rules to notify CIRO if any advisor is named as a defendant in a proceeding alleging contravention of securities laws or SRO rules12. Therefore, advisors and dealers faced with either regulatory investigations or civil complaints should take proactive steps to consider the potential for both kinds of claims. Taking steps to preserve privilege claims by avoiding waiver through disclosure should be top of mind, as should record-keeping of client education and instructions.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.