5 juillet 2024•Calcul en cours...

Coordinated Blanket Order 31-930: expansion of EMD capabilities in prospectus offerings

On June 20, 2024, the securities authorities in Alberta, British Columbia, Nova Scotia, Ontario, Québec and Saskatchewan (the participating jurisdictions1) published Coordinated Blanket Order 31-930 (the Blanket Order) which provides a temporary exemption from National Instrument 31-103 (NI 31-103) to allow exempt market dealers (EMDs) to participate in prospectus offerings as members of selling groups.

What you need to know

  • Temporary exemption for EMDs. EMDs in certain provinces have been provided a temporary exemption which allows them to participate in prospectus offerings as part of selling groups.
  • EMD role remains limited to exemption-eligible investors. EMDs will only be able to act as dealer to a person or company that would have qualified for an exemption had the offering been made on a prospectus-exempt basis.
  • Investment dealers will still play the predominant role. EMD compensation cannot exceed 50% of the lowest total compensation paid to any investment dealer included in the selling group.
  • Reporting requirements. Participating EMDs will need to report a change in business activity to their principal regulator if they intend to make use of the new exemption.

Background

NI 31-103 was amended in December 2017 to remove an EMD’s ability to act as a dealer with respect to trades in securities for which a prospectus had been filed. The Companion Policy to NI 31-103 was similarly amended to explicitly state that EMDs are not permitted to “participate in a distribution of securities offered under a prospectus in any capacity, including as a dealer”. As a result, where an offering of securities was qualified by a prospectus in Canada, EMDs could not facilitate the sale of securities qualified by that prospectus, including to investors who would have otherwise qualified for a prospectus exemption. 

The new Blanket Order largely reverses the effect of the 2017 amendment, permitting EMDs in participating jurisdictions to once again act as a dealer as part of a “selling group” in a distribution of securities qualified by a prospectus, provided the following four conditions are satisfied:

  1. The EMD acts in accordance with the terms of the selling group agreement, with the issuer or investment dealer acting as lead underwriter.
  2. The EMD only acts as dealer to a person or company for whom an exemption from the prospectus requirement would be available had the distribution been made on a prospectus-exempt basis.
  3. The EMD cannot act as an underwriter in connection with the distribution and must limit their interest in the transaction to receiving the “usual and customary” distributor’s or seller’s commission payable by an underwriter or issuer such that it comes within the exception for selling group members in the definition of “underwriter” under securities legislation2.
  4. The EMD’s total compensation cannot exceed 50% of the lowest total compensation paid or payable to any selling group member that is an investment dealer3.

“Selling group” is a defined term in the Blanket Order, denoting a group of investment dealers and EMDs that is formed in connection with an offering of securities under a prospectus. All members of the selling group must have entered into an agreement with either the issuer or the investment dealer acting as the lead underwriter in connection with the offering, and at least one member of the group must be (i) registered as an investment dealer, (ii) act as an underwriter in connection with the distribution, and (iii) sign an underwriter’s certificate in connection with the distribution.

Although the Blanket Order will permit EMDs to participate in prospectus qualified distributions as part of selling groups, it does not otherwise impact the restrictions on acting as an underwriter set out in, for example, sections 25(2) and 26(4) of the Securities Act (Ontario). These provisions prohibit a person or company from acting as an underwriter unless the person or company is registered and authorized to act as such under the circumstances which, for EMDs, remain limited to distributions made under a prospectus exemption.

Key takeaways

EMDs have traditionally played an important role in helping smaller to medium-sized issuers raise the capital they need in the pre-IPO stage; however, the relationship between EMDs and issuers is typically subject to a growth ceiling. As issuers grow and mature, their increasing capital requirements usually result in the need to access the broader capital markets through a prospectus-qualified offering. As a result of the Blanket Order, EMDs in participating jurisdictions will now be able to continue to play a part in satisfying the financing needs of more established issuers, while issuers will be able to access additional sources of capital through familiar and well-established EMD distribution channels. That said, it remains to be seen whether many issuers and their underwriter(s) will see a need to expand their selling groups by taking advantage of the Blanket Order.

EMDs that intend to rely on the Blanket Order are required to report a change in business activity by filing a Form 33-109F5 Change of Registration Information, indicating that they will be participating as a member of selling groups in prospectus offerings.

The Blanket Order took effect on June 20, 2024, and will remain in effect until December 20, 2025, subject to being extended by the participating jurisdictions.


Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.

Développement de contre-mesures médicales au Canada

Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.

Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19

Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.

Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada

La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.

Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.

Prochaines étapes

Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.

Inscrivez-vous pour recevoir les dernières nouvelles

Restez à l’affût des nouvelles d’intérêt, des commentaires, des mises à jour et des publications de Torys.

Inscrivez-vous maintenant