1 mars 2024•Calcul en cours...

2024 thresholds for Canadian merger reviews

Thresholds for mergers and acquisitions under the Competition Act and Investment Canada Act have been announced for 2024.

For a third consecutive year, the two monetary thresholds under the Competition Act remain the same (including the size-of-transaction threshold, which has historically been adjusted annually). Investment Canada Act thresholds have increased by around 3% from last year.

Important changes to both the Competition Act and the Investment Canada Act regimes are currently under way. Bill C-56 recently amended the Competition Act, and additional changes in Bill C-59 are still pending in Parliament. Significant reforms to the Investment Canada Act to bolster national security reviews are also currently in final legislative stages.

What you need to know

  • The size-of-transaction threshold for merger notification under the Competition Act remains the same for a third consecutive year at $93 million for 2024. The size-of-parties threshold, which is not adjusted annually, is $400 million.
  • The 2024 thresholds for reviews of direct acquisitions of control of Canadian businesses that are not “cultural businesses” by foreign investors under the Investment Canada Act have increased from:
    • $1.931 billion to $1.989 billion in enterprise value of the Canadian business for private “trade agreement” investors, which includes investors from the US, UK, EU and Japan, among others;
    • $1.287 billion to $1.326 billion in enterprise value of the Canadian business for private investors from countries that are members of the World Trade Organization (WTO); and
    • $512 million to $528 million in asset value of the Canadian business for state-owned or influenced enterprises (SOEs).
  • Merger reviews under both the Competition Act and the Investment Canada Act are currently undergoing significant changes.

The details

Competition Act thresholds

Pre-merger notification under the Competition Act is generally required for transactions where the target has assets in Canada or gross revenues from sales in or from Canada generated from those assets that exceed $93 million and where the parties to the transaction have assets in Canada or gross revenues from sales in, from or into Canada that exceed $400 million. In some cases, additional share or partnership interest ownership levels must also be satisfied.

Under the Competition Act, annual GDP-linked threshold adjustments for the “size-of-transaction” thresholds were introduced in 2009 on the thought that the Bureau should not be reviewing relatively smaller transactions year over year. However, the adjustments are not mandatory. Since 2022 the government policy has been to decrease the thresholds when the GDP index drops and freeze them when it increases. Had the threshold been increased at the rate of economic growth, the federal government says this year’s threshold would have been around $120 million.

Merger reviews under the Competition Act are undergoing significant changes. The efficiencies defence was repealed last year, and proposed amendments will effectively increase the number of reviewable mergers and make them easier to challenge. Read our previous bulletins on Bill C-56 and Bill C-59 for more.

Investment Canada Act thresholds and national security reviews

Under the Investment Canada Act, annual threshold adjustments are mandatory, and so have increased again for 2024.

The Investment Canada Act generally requires that a non-Canadian investor proposing to acquire direct control of a Canadian business receive approval that the investment is of “net benefit” to Canada if the enterprise value of the Canadian business is equal to or greater than $1.989 billion in the case of private trade agreement investors and $1.326 billion in the case of private WTO investors. A lower threshold of $528 million, based on the book value assets of the Canadian business, applies to acquisitions by SOEs.

Lower thresholds of $5 million (for direct acquisitions) and $50 million (for indirect acquisitions) also apply to investments by an investor who is not a "WTO investor" and acquisitions of Canadian “cultural businesses”, which includes businesses involved in the production or distribution of books, music, film and other media, such as video games.

An acquisition of control of a Canadian business, whether direct or indirect, that does not exceed these thresholds will still generally require notification, which may be made post-closing.

Any investment (either in part or in whole) in, or the establishment of, a Canadian business by a non-Canadian investor may be reviewed if there are reasonable grounds to believe that the investment could be injurious to national security, regardless of whether the relevant financial thresholds are met. Investments that are not required to be notified may be voluntarily notified to achieve regulatory certainty around national security issues in advance of implementation.

The Investment Canada Act is also undergoing legislative reforms to bolster national security reviews. Read our previous bulletin, “Significant national security amendments coming to the Investment Canada Act”, for more.


Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.

Développement de contre-mesures médicales au Canada

Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.

Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19

Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.

Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada

La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.

Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.

Prochaines étapes

Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.

Inscrivez-vous pour recevoir les dernières nouvelles

Restez à l’affût des nouvelles d’intérêt, des commentaires, des mises à jour et des publications de Torys.

Inscrivez-vous maintenant