On December 23, 2023, the Criminal Interest Rate Regulations (Regulations) were published together with a Regulatory Impact Analysis Statement (RIAS). The Regulations are subject to a 30-day consultation period ending on January 22, 2024. The Regulations build on amendments to the criminal interest rate provisions of the Criminal Code, which were introduced as part of the Budget Implementation Act, 2023, No. 1 in May 2023.
The Regulations provide that loans where the borrower is not a natural person and the agreement or arrangement is entered into for business or commercial purposes will be subject to different cap rates depending on the size of the loans. For example:
Pawnbroking loans are loans made by a pawnbroking business to a person who has pawned personal property (other than a vehicle) in exchange for the loan, and that limits the pawnbroker's recourse in the event of the borrower's default to the seizure of the pawned property.
Similarly to commercial loans, different caps also apply to pawnbroking loans: pawnbroking loans under $1,000 will be subject to a 48% APR limit while pawnbroking loans over $1,000 will be subject to the new 35% APR limit.
The federal government justified the lower APR cap for pawnbroking loans of a smaller amount on the basis that borrowers are unlikely to be trapped in a cycle of debt given that a pawnbroker’s recourse in the event of default is limited to seizure of the goods pawned. In allowing a higher APR limit for loans under $1,000, the federal government intended to ensure that lenders would not be incentivized to try to get around the 35% APR rate limit by, for example, obtaining pawn licences to offer high-value “collateralized” loans.
The Regulations also introduce a new limit on the total cost of borrowing that may be charged under a payday loan agreement. Currently, the maximum cost of borrowing for payday loans is set by provincial payday loan legislation, which has resulted in limits ranging from $14 per $100 in Newfoundland and Labrador to as much as $17 per $100 in Nova Scotia, Manitoba and Saskatchewan. The Regulations will limit the total cost of borrowing for payday loans to $14 per $100 borrowed. Significantly, the Regulations provide that this limit does not include either (i) a fee, fine, penalty or other charge that is specifically authorized under the applicable provincial payday lending law and imposed on the borrower for default of payment; or (ii) or a fee, fine, penalty or other charge for providing a dishonoured cheque or other dishonoured instrument if the amount of the charge is $20 or less. As noted in the RIAS, the anticipated effect of excluding a dishonoured cheque fee of $20 or less from the calculation of the total cost of borrowing is that this will cap such fees at $20.
In summary, the Regulations provide for the following:
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Loan type |
Loan Amount |
Applicable Rate Limit |
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Commercial |
Under $10,000 |
35% APR. |
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$10,000-$500,000 |
48% APR. |
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Over $500,000 |
No rate limit. |
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Pawn loans |
Under $1,000 |
48% APR. |
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Over $1,000 |
35% APR. |
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Payday loan |
$1,500 or less |
$14 per $100. Dishonoured cheque fee capped at $20. |
Members of industry and the public can comment on the draft Regulations until January 22, 2024.
The proposed Regulations would come into force three months following publication of the final Regulations in the Canada Gazette, Part II, and would align with the coming into force of the amendments to the Criminal Code to lower the criminal rate of interest. This three-month period would allow lenders to adjust their operations, including IT systems, signage and marketing to align with the requirements.
The Regulations would apply to loans that are entered into on or after the date the Regulations come into force. We note, however, that the new criminal rate does not apply to the receipt of a payment of interest that arises from an agreement or arrangement entered into before the new criminal rate enters into force.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.