On September 21, 2023 the Canadian Securities Administrators (CSA) published for comment proposed amendments to National Instrument 44-102 Shelf Distributions, and related consequential amendments to certain rules and policies, to permanently implement an expedited base shelf prospectus regime for “well-known seasoned issuers” (WKSIs) in Canada, making it faster and more efficient for these issuers to raise capital. The comment period expires on December 20, 2023.
In response to stakeholder feedback that included a recommendation for the CSA to implement a “Canadian version” of the WKSI regime that exists in the United States, in December 2021 the CSA adopted a Canadian WKSI regime on a temporary pilot basis through a series of interim orders that were substantially harmonized across the country (the Blanket Orders).
Since the Blanket Orders came into effect, the CSA has continued to evaluate the appropriateness of the eligibility criteria and certain other conditions, consider stakeholder feedback and determine how to best implement a more permanent Canadian WKSI regime through rule amendments. The Blanket Orders remain in effect and will be replaced by the proposed amendments, if adopted.
The proposed amendments define a WKSI as an issuer that either has outstanding listed equity securities (excluding securities held by affiliates and reporting insiders) with a market value of at least $500 million or at least $1 billion aggregate amount of non-convertible debt securities distributed under a prospectus in primary offerings for cash in the last three years. To be eligible, an issuer must be, and have been, a reporting issuer in at least one Canadian jurisdiction for the preceding three years and must meet the definition of a WKSI as of a date within 60 days preceding the date it files the WKSI base shelf prospectus.
Issuers with mining operations must meet additional financial criteria—they must have gross revenue derived from mining operations of at least $55 million for the most recently completed financial year and gross revenue derived from mining operations of at least $165 million in the aggregate for the issuer’s three most recently completed financial years.
In addition to the criteria described above, under the proposed amendments, an issuer must satisfy several other requirements to file a WKSI base shelf prospectus, including requirements related to short-form prospectus eligibility, and being current with respect to all periodic and timely disclosure documents.
Under the proposed amendments, a WKSI base shelf prospectus would become immediately effective upon filing and would generally remain in effect for 37 months from the date of filing. Issuers would, however, be required to publicly reconfirm their WKSI-eligibility status on an annual basis in order to continue using their WKSI base shelf prospectus.
An issuer whose operations have ceased or whose principal assets are cash, cash equivalents or its exchange listing (e.g., a capital pool company, a special purpose acquisition company or a growth acquisition corporation), an issuer with outstanding asset-backed securities and/or an issuer that has been bankrupt, subject to penalties or sanctions under securities legislation, or subject to a cease-trade order, are ineligible to file a WKSI base shelf prospectus.
The principal differences between the current Blanket Orders and the proposed amendments include:
We expect that the proposed amendments will be a welcome development for the Canadian capital markets as they will provide eligible issuers with more flexibility in structuring base shelf prospectus offerings; provide improved certainty regarding transaction timing; streamline the disclosure requirements for base shelf prospectuses; and reduce costs and unnecessary regulatory burden for seasoned issuers and investment dealers.
Conversely, the WKSI eligibility requirements under the proposed amendments are more stringent than under the Blanket Orders and will take into account certain settlement agreements and regulatory proceedings outside of Canada, in addition to annual re-qualification confirmations. As such, it will be critical under the proposed amendments for issuers to ensure their continued eligibility to distribute securities under their WKSI base shelf prospectuses filed under the proposed amendments. We question whether this change from the approach taken in the Blanket Orders is necessary for matters that do not go to an issuer’s fundamental stability or creditworthiness, and thereby disqualify the issuer from maintaining its WKSI eligibility status after a base shelf prospectus has been filed—particularly in light of the damaging non-compliance consequences that could ensue.
From a cross-border perspective, the proposed amendments will more closely align the Canadian securities regulatory rules with those in the United States, where an established WKSI regime already exists. Canadian issuers filing with the SEC under the MJDS, however, would be subject to only the Canadian WKSI regime, as described above. This would permit MJDS issuers to conduct a public offering as a shelf takedown in both the United States and Canada following the filing of the Canadian WKSI base shelf prospectus and the corresponding MJDS registration statement. This alignment is expected to allow MJDS issuers that meet the WKSI eligibility criteria in Canada to conduct cross-border offerings more efficiently.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.