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The U.S. Securities and Exchange Commission (SEC) has adopted final rules1 regarding cybersecurity-related disclosure obligations for U.S. public reporting companies2. The rules include requirements to file current reports with the SEC about material cybersecurity incidents and provide disclosure regarding cybersecurity risk management, strategy and governance in annual reports.
The new requirements to report cybersecurity-related incidents will primarily affect U.S. domestic reporting companies (i.e., those required to file current reports on Form 8-K). It will affect FPIs, including Canadian companies that report under the MJDS, only insofar as Form 6-K will include “material cybersecurity incidents” among the types of items that may trigger the furnishing of a Form 6-K (i.e., it does not create a disclosure obligation independent of what was previously required by Form 6-K).
The annual reporting requirements relating to cybersecurity risk management, strategy and governance will affect U.S. reporting companies that file annual reports on Form 10-K and FPIs that file annual reports on Form 20-F but will not be required for annual reports on Form 40-F for Canadian companies relying on the MJDS.
The new cybersecurity rules mark the third time that the SEC has addressed cybersecurity disclosure with previous guidance coming in 2011 and 20183. The new rules aim to standardize U.S. reporting companies’ cybersecurity-related disclosure obligations to ensure that the disclosure is consistent, comparable and made in a decision-useful manner.
The final rules will become effective on September 5, 2023. The new Form 10-K and Form 20-F disclosures will be due beginning with annual reports for fiscal years ending on or after December 15, 2023. The new Form 8-K and Form 6-K requirements will apply beginning December 18, 2023. Later compliance dates will apply for smaller reporting companies4.
The new rules introduce requirements for U.S. reporting companies to file periodic reports with the SEC about material cybersecurity incidents. The SEC has defined a “cybersecurity incident” as an unauthorized5 occurrence, or a series of related unauthorized occurences, on or conducted through a company’s information systems6 that jeopardizes the confidentiality, integrity, or availability of those information systems or any information residing therein.
The SEC is using the same materiality standard that generally applies under U.S. securities laws in other contexts to determine what constitutes a “material” cybersecurity incident under the new disclosure rules—that is, whether there is a substantial likelihood that a reasonable investor would consider it important and whether such information would significantly alter the total mix of information made available. This could, for example, include qualitative material impact, such as reputational harm, in addition to a strictly financial or quantitative materiality analysis.
Form 8-K has been amended to add Item 1.05, which requires disclosure of a material cybersecurity incident within four business days after the company determined that the incident was material, which may be later than the date the issuer became aware of the incident. Item 1.05 of Form 8-K requires the company to make such a materiality determination “without unreasonable delay” following the discovery of a cybersecurity incident.
Reporting companies will be required to provide the following for Form 8-K:
Form 6-K, which is the form of current report that FPIs (including MJDS issuers) furnish to the SEC in lieu of Form 8-K, has been amended to add “material cybersecurity incidents” as an item that might trigger a filing requirement to the extent such information was disclosed in a foreign jurisdiction, to any stock exchange or to its securityholders7. Consistent with other disclosure requirements set out in Form 6-K, the amendments to Form 6-K do not specify what should be disclosed about such incidents. Instead, the form and content of the cybersecurity incident disclosure that would be attached to the Form 6-K generally would be determined by home country disclosure requirements.
The final rules on cybersecurity-related disclosure obligations require U.S. reporting companies to include disclosure in their annual reports on Form 10-K (U.S. domestic reporting companies) and Form 20-F (FPIs) regarding both cybersecurity risk management and strategy, and cybersecurity governance.
The above-mentioned new rules regarding cybersecurity governance, strategy and risk management do not apply to MJDS issuers filing annual reports on Form 40-F.
The SEC did not adopt additional prescriptive cybersecurity disclosure requirements to Form 40-F, which governs the annual reports filed by MJDS issuers with the SEC, given that the MJDS generally permits eligible issuers in Canada to comply with Canadian disclosure rather than the SEC’s registration and disclosure requirements.
Canadian securities laws currently do not impose any cybersecurity-specific disclosure requirements on reporting issuers, but the Canadian Securities Administrators have published guidance outlining their expectations regarding reporting issuers’ disclosures in respect of material cybersecurity incidents and risks and related mitigation strategies8.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.