Authors
Yolande Dufresne
Albert Chan
Denise Ramsden
New amendments to the Pest Control Product Regulations (PCPR) were published in the Canada Gazette, Part II on December 7, 20221. Among other changes, these amendments codify the regulation of “treated articles” by the Pest Management Regulatory Agency (PMRA). These specific amendments will come into effect on June 7, 2023 to allow industry time to review the changes and implement product changes as necessary.
The amendments to the PCPR require several levels of assessment to determine whether a product will be explicitly caught as a treated article.
First, consider whether there is a “pest control product” involved at any stage of manufacturing or production. If so, assess whether the product may now be captured as a treated article. Finally, assess if any exemptions and exclusions might apply. As the Pest Control Products Act (PCPA) and PCPR already include several exceptions and caveats, with new exemptions being added as part of these amendments, this analysis will be very fact specific.
Pest control products are often thought of as traditional pesticides (e.g., for farming or gardening) or insect repellents. However, the legal definition of pest control product under the PCPA is much broader and includes any products or ingredients that are used for “directly or indirectly controlling, destroying, attracting or repelling a pest or for mitigating or preventing its injurious, noxious or troublesome effects”. While this does include products commonly understood as pesticides, it also includes other substances, such as antimicrobial agents commonly used to treat clothing, toys and furniture, among other consumer goods.
The broad scope of pest control products is important under these new amendments, as certain products treated with a pest control product may be expressly regulated as a treated article once the amendments are in force.
The amended regulations define a treated article as any non-food inanimate product or substance that:
Following the existing structure of the PCPR, the amendments include two levels of exemptions. Certain products that could be treated articles will be entirely exempted from the PCPA framework by section 3(1) of the PCPR, as amended. Other products will be regulated under the PCPA, but with lighter regulatory requirements.
Exemption Level No. 1
Regarding the first level of exemption, responsible parties should first consider whether an exemption applies under section 3(1) of the PCPR. This section has historically exempted certain products from the PCPA, which may otherwise have been pest control products, and will be amended to include a specific exemption for certain treated articles. Assessing whether one of these exemptions under section 3(1) applies is driven by the type of product and other regulatory regimes that apply to that class of product.
If the treated article is treated with an antimicrobial preservative, and is a drug or cosmetic regulated under the Food and Drugs Act, feed regulated under the Feeds Act, fertilizer or supplement regulated under the Fertilizers Act or Class II-IV medical device regulated under the Medical Devices Regulations, the product will be exempted from regulation under the PCPA/PCPR. Antimicrobial preservatives are chemicals incorporated into, or applied to, an article for the purpose of preserving it from deterioration or degradation by preventing the growth of micro-organisms. Notably, Class I medical devices and consumer goods, such as clothing and furniture, are not expressly exempted by the new amendments. Therefore, responsible parties would need to assess whether another existing exemption may apply to those products.
Exemption Level No. 2
If an exemption under section 3(1) does not apply, responsible parties should consider the second level of exemptions under section 4(1) of the PCPR. This section includes classes of products exempt from registration by the PMRA but still subject to other requirements under the PCPA/PCPR. Again, there are already a number of existing registration exemptions under this section, but these amendments will add new exemptions specifically directed to treated articles. Assessing whether an exemption under section 4(1) applies is driven by the type of pest control product applied to the article and the purpose of the treatment.
Notably, a treated article will not need to be registered if (1) it has only been treated with an antimicrobial preservative (and no other pest control product), (2) the sole purpose of the treatment is to preserve or protect the article and (3) the preservative used is registered or otherwise authorized or recognized by the PMRA. If those requirements are not met, the treated article itself will need to be registered with the PMRA, unless another exemption applies.
The PMRA has not yet published updated guidance on how it will interpret whether the antimicrobial treatment is intended to preserve the article itself, or alternatively whether the article acts as a delivery mechanism for the applied treatment. Under its prior policy position, the PMRA had provided the following examples:
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.