
Authors
The COVID-19 pandemic has been one of the most universally challenging times for Canadian employers. Almost three years into the pandemic, employers are still faced with difficult decisions—including how to grapple with evolving views on the role of the office and where work gets done. While some organizations are prioritizing or even requiring a full return to the physical workplace, others are managing a hybrid workforce. While we see a range of approaches, many organizations are increasingly managing an uptick in in-person attendance. This is a good time for organizations to examine the state of their workplace policies and to consider whether they are purpose-fit for their evolving workplace cultures, and current health and safety concerns.
This article provides employers with guidance to consider when revisiting, crafting and implementing return-to-workplace policies for employees.
Over the last several months, governments have dropped most public health requirements related to COVID-19 (masking, vaccination, social distancing, etc.). In response, many workplaces have also removed many—if not all—of the public health restrictions that they had implemented at the height of the pandemic. However, it is important for employers to remember that, while the state of the pandemic has shifted, they continue to have obligations to take reasonable steps to maintain the health and safety of the workplace. To that end, scientific and public health guidance should continue to drive employers’ workplace health and safety policies. Employees’ privacy and human rights should always be respected but must be balanced against an employer’s business interests and legal responsibility to create a safe and healthy workplace1.
In respect of vaccination policies in particular, there is increasingly a question about whether such policies are necessary and/or effective in preventing or minimizing the spread of COVID-19 in the workplace. Many employers are therefore reevaluating the need for such policies. Vaccination status is personal health information which employers should only be requiring disclosure of if such disclosure is necessary and proportionate. Employers who choose to maintain vaccination policies should ensure that they can demonstrate a need for the policy and that the policy is proportional, scientific- and evidence-based, does not require employees to disclose more personal information than necessary, and provides accommodation for individuals who cannot be vaccinated for reasons protected under human rights legislation. These criteria were satisfied in the recent case Hawke v. Western University, where the Ontario Superior Court of justice ruled that Western University’s proof of vaccination requirement did not violate applicable privacy legislation2.
While the case law is always several months removed from the current pandemic environment, we have seen courts uphold vaccination policies when these requirements are met. In the unionized labour context, mandatory COVID-19 vaccination and testing policies have generally been upheld3. However, more recent awards suggest that strict policies requiring employees to be double vaccinated, and which provide for the removal of unvaccinated employees from the workplace if they do not comply, may no longer be reasonable, given scientific evidence of the waning efficacy of vaccination4. In the non-unionized context, a British Columbia court recently dismissed a constructive dismissal claim by an employee who was placed on unpaid leave for failing to comply with a mandatory vaccination policy5, holding that the employer’s policy was reasonable based on the information available at the time. Caution should be exercised in relying on these decisions, however, given that a) they are always fact-specific (having regard for the nature of the workplace, the terms of the policy, etc.) and b) while decided recently, the facts underlying the decisions arose at different stage(s) of the pandemic.
While much of the discourse surrounding the COVID-19 pandemic has focused on health and safety issues, broader approaches to the way we work continue to garner increasing attention. Now is a good time for employers to review other workplace policies to ensure that they reflect the current work environment. These include:
Many organizations that are requiring a return to the office (either on a full-time or hybrid basis) are being met with resistance from some employees. We are often asked whether an employer can mandate that their employees return to work. The answer is that employers generally have the right to require employees to return to the office. However:
It is important for employers to promptly address (including through progressive discipline) employees who are choosing not to return to the office without approval. Employees who are permitted to continue working from home in the face of a policy requiring in-person attendance may be able to argue that, at some point, the right to work remotely became a term of their employment.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.