Authors
David Judson
Kate Stevens
Kelsey MacKayThe Ontario government has introduced new requirements under Bill 43 that will require private Business Corporations Act (Ontario) (the OBCA) corporations to establish and maintain a register detailing all individual persons with “significant control” over the corporation. The new requirements, which are similar to those enacted for federal companies in 2019 under the Canada Business Corporations Act (the CBCA), become effective on January 1, 2023. Underlying the reforms is lawmakers’ continuing desire for greater transparency of corporate ownership to help combat tax evasion, money laundering, criminal and other serious wrongdoing.
With the January 1, 2023 implementation date fast approaching, OBCA corporations should begin taking reasonable steps now to determine which individuals should be listed in the register. As indicated below, there are scenarios where the application of the rules is not entirely straightforward, particularly in the context of an inter-related group of companies with a complicated ownership structure that may include non-corporate entities such as trusts and partnerships.
The Ontario rules apply to all OBCA private corporations, except for private corporations that are wholly-owned subsidiaries of a public company. The comparable CBCA provisions do not currently exempt these types of wholly-owned subsidiaries, although new regulations have been proposed that would have that effect. Public companies are not required to comply if they are “offering corporations” or are listed on designated Canadian or foreign stock exchanges (this covers most major world exchanges).
The new Ontario requirements pertain to all individual shareholders, registered or beneficial, who have “significant control”, direct or indirect, over the corporation.
An individual will be considered to have significant control over a corporation if he or she owns, controls or directs (whether directly or indirectly, such as through a personal holding company or otherwise) shares:
Significant control will also be deemed to exist when an individual has direct or indirect influence over a corporation which, if exercised, would result in “control in fact” of the corporation. A person who sits at the top of a group of related corporations can be characterized as having significant control of corporations down the chain even in the absence of any direct interest in those downstream entities.
Interpretive issues can arise with the “control in fact” concept. Unlike the CBCA, the new OBCA rules indicate that all relevant factors are to be taken into account in making that determination, but the existence of a legally enforceable ability to change a board of directors or its authority is not determinative. This creates a degree of ambiguity that is only partially solved by the inclusion of certain “arm’s length relationship” exclusions. The new OBCA rules state that, on their own, arm’s length distribution, franchising, licensing, management, supply, leasing and similar agreements or arrangements do not result in control in fact, even though they might affect how a corporation’s business is conducted. The CBCA has no similar exclusions.
The new OBCA rules also address significant control in the context of groups as follows:
The new register must contain the following information about individuals with significant control over the corporation:
The register must also indicate the reasonable steps undertaken by the corporation, at least once each financial year, to ensure that the register is complete and accurate. The deadline for amending the register is 15 days after the corporation becomes aware of a need for an amendment, whether as a result of the reasonable steps taken by the corporation each financial year or otherwise.
Ontario corporations are entitled to request from their shareholders any information needed for the register. Shareholders have a statutory obligation to reply promptly, accurately and completely, to the best of their knowledge.
The register must be kept at the corporation’s registered office, unless the board designates another Ontario location.
Most importantly, the new OBCA register is not available to the public. Access to the register is limited only to the government, law enforcement and certain regulatory authorities (including tax, financial and securities authorities) for purposes that are limited to investigative and enforcement matters. Unlike CBCA corporations, shareholders and creditors of OBCA companies currently have no express statutory rights to access the register.
The penalties for non-compliance with the new Ontario register requirements are severe. Every director or officer of a corporation who knowingly:
is subject to a fine of up to $200,000 or to imprisonment for a term not exceeding six months, or both. The same penalty applies to every shareholder of an OBCA corporation who does not reply accurately and completely to the best of its knowledge promptly if the corporation requests information from the shareholder necessary to complete the register.
OBCA corporations that fail to properly create, maintain or update their registers or that fail to respond to proper enquiries concerning it are subject to a fine not exceeding $5,000 in any particular instance.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.