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Highlights of IIROC’s 2021-22 Enforcement Report

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The Investment Industry Regulatory Organization of Canada (IIROC) has released its 2021-2022 Enforcement Report. The Report highlights IIROC’s enforcement activities in the past year and provides insight into IIROC’s enforcement priorities. Below are our top takeaways.

Reduced number of investigations and enforcement proceedings

In fiscal year 2022, IIROC completed 76 investigations, commenced 25 enforcement proceedings, and concluded 31 proceedings. Each of these statistics are well below IIROC’s historic activity levels. For example, in the 2018 fiscal year, IIROC completed 123 investigations, commenced 35 enforcement proceedings, and concluded 42 enforcement proceedings. While the number of complaints also fell during this period (1,153 in FY18 versus 1,053 in FY22) this does not fully explain the drop in the number of investigations and proceedings commenced by IIROC. The trend of reduced complaint volumes, investigations, and proceedings likely has to do with sustained bull markets over the past several years. However, given the markets’ recent volatility and stormy economic outlook, registrants can expect increased complaints to IIROC and resulting investigatory activity.

Increased penalties for misconduct

Despite a year of reduced enforcement activities, the amount of sanctions imposed on registrants was up significantly, particularly for individual registrants (as distinct from dealer member firms). In FY22, IIROC imposed a total of approximately $2.1 million in fines against individuals, close to three times the amount in FY21. While this may have been due in part to one very large fine ($950,000) imposed on an advisor found to have misappropriated client funds, with these increased penalties IIROC may also be demonstrating a focus on deterring individual registrants from misconduct with a view to enhancing the standard of advisor conduct.

Focus on Early Resolution Offers and mediation

The Report emphasizes IIROC’s April 2021 introduction of Early Resolution Offers (EROs) to promote the efficient resolution of enforcement proceedings and save regulatory resources. It also notes that IIROC’s mediation program has proved to be an effective tool in reaching timely and cost-effective settlements. Four enforcement matters were resolved through EROs since the program’s introduction. As EROs become more common the benefits to Registrants of accepting these offers will likely become clearer. However, it is worth noting that each of the cases that were resolved through the use of an ERO still carried significant penalties and costs payments for the registrants.

Priority on protecting seniors and vulnerable clients

The protection of seniors and vulnerable clients has been a key priority for IIROC’s enforcement branch for several years now, and this year is no different. IIROC highlights two cases where the clients had significant capacity issues and the registrants failed to know their client or acted in a manner which departed from the standards of conduct. Given the growing number of seniors in Canada, there is no reason to suspect that IIROC’s focus in this regard will abate. Registrants should ensure that they are appropriately monitoring aging clients and their account objectives, particularly in situations where there may be capacity issues. IIROC’s recent amendments to Rule 3202 that require dealers to take reasonable steps to obtain contact information for a trusted contact person should assist in this regard.

Enforcement of Client Focused Reforms looms

While not expressly mentioned in the Report, given that the last of the Client Focused Reforms (CFRs) came into effect on December 31, 2021, we expect these new rules to be an area of focus for IIROC enforcement in the coming quarters. Registrants would be well-advised to ensure that they are knowledgeable about and taking steps to comply with the applicable CFRs guidance, as these issues are sure to be assessed by IIROC Staff in forthcoming audits and investigations.


Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.

Développement de contre-mesures médicales au Canada

Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.

Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19

Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.

Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada

La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.

Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.

Prochaines étapes

Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.

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