
Author
Canadian tech thrived in 2021. We saw record valuations, increased interest from U.S. investors and a healthy number of companies going public. The average valuation for venture-backed companies climbed by 215% from 20201. This immense capital supply added fuel to a maturing ecosystem and a market with a broad, robust sector focus.
The question now being asked is: can the Canadian innovation economy sustain this explosive growth? In this article, we highlight what we expect to see in 2022.
Historically, most Canadian venture capital deals have been with early-stage companies. In recent years, there has been a notable increase in later-stage funding. Growth and later-stage deals accounted for 63% of total venture capital dollars in Q3 2021, a substantial increase from previous years2. While it is common to see more deal numbers at the early stage, as the industry continues to develop, we expect to see a growing percentage of later-stage deals and a continuation of the rise in absolute dollar numbers being invested in growth and late-stage companies.
Later-stage tech companies are generally faced with the decision to stay private and continue to grow, to sell, or to go public. In 2021, many chose to go public.
However, of the tech IPOs issued in 2021, a majority have traded below their listing price, giving rise to speculation as to why3. Is the market cooling off in the face of increasing inflation and an expected increase in interest rates? Is the market simply undervaluing great companies? Or did some tech companies go public too early? Whatever the reason, in 2022, we expect that investors and founders will be closely watching the performance of those tech companies that went public in 2021. This may ultimately lead to a cautious start to tech IPOs in 2022, with the final verdict—and the impact of inflation and the expected increase in rates—to be determined as the year unfolds.
A substantial number of dollars went in to crypto in 2021, with venture capitalists, pension funds and large asset managers all investing in digital currencies. There was also innovation in crypto assets, products and services (e.g., the rise of non-fungible tokens (NFTs) and creation and growth of companies lending against crypto assets), further giving legitimacy to it as an asset class. This explosion in the market was accompanied by heightened attention from Canadian regulators, placing Canada at the forefront of crypto regulation4. In 2022 we expect blockchain companies and crypto businesses to continue to gain attention from established investors and asset managers. These investments by Canadian pension funds and large asset managers will likely be at a measured pace as central governments continue to regulate the crypto currency space and establish policies designed to protect unsophisticated investors and the overall financial system from volatile swings in the price of crypto currencies.
Regardless of how the crypto sector performs, the underlying blockchain framework upon which it operates will continue to be a standalone technology that tech builders and funders alike will lean into. We will see more blockchain applications, particularly in the financial and data security sectors, gain momentum throughout the year.
The conversation around open banking in Canada, and the rules that will govern it, continued in 2021 with the release of the Advisory Committee on Open Banking’s report5. The report recommends the approach the federal government can take in rolling out an open banking system and provides a January 2023 target date for the initial system to be built. While it remains to be seen whether the January 2023 target date is met, we expect to see a lot of progress in this area over the coming year, powered by a need to iron out details of the proposed system and the markets growing demand for open banking services. This steady push by consumers, and the introduction of platforms by companies who no longer want to wait for the governments guidance, will create a market-led approach that moves policy makers forward.
As 2022 progresses, many different levers will impact the Canadian innovation economy. However, due to an attractive and maturing ecosystem, continued commitment by major players across several emerging markets, and the introduction of regulations that provide more market confidence, we believe it will be another great year of activity and growth for Canadian tech and innovation in Canadian business more broadly.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.