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Even as the pandemic wanes in many areas, consumers continue to shop online more than ever, and companies have responded with a heightened focus on and investment in their online offerings to consumers. In this article, we outline some considerations for companies looking to make direct sales to Canadians through online means, whether or not they have a physical presence in Canada.
There are several pieces of legislation in Canada that regulate advertising to the public. A key statute is the Competition Act which prohibits false or misleading representations and deceptive marketing practices. When assessing whether a representation about a product is false or misleading, the general impression conveyed by the representation, as well as its literal meaning must be taken into account. While the term “puffery” is not defined in Canadian legislation, the standard in Canada is stricter as compared to other jurisdictions; a claim must be so exaggerated that a reasonable consumer would never take it seriously to be “puffery”, and otherwise substantiation is necessary in order for the claim to be compliant in Canada. On a separate note, offering contests and sweepstakes to Canadians can trigger disclosure requirements under the Competition Act, as well as engage provisions of the Criminal Code. Contests that are offered to residents of Québec may require registration with the provincial government, although these rules have recently been relaxed when the contest is offered to residents of Québec and internationally.
Vendors of consumer products are subject to the Canada Consumer Product Safety Act (CCPSA), which includes a list of consumer products that are prohibited from being advertised or sold in Canada, and the regulations under the CCPSA define specific labelling and performance requirements for certain categories of products including children’s toys, clothing, sports equipment and household products. The CCPSA mandates the reporting of safety-related incidents to Health Canada within two days of becoming aware of the issue, whether the incident occurred in Canada or elsewhere. Products posing a safety concern can be subject to recalls or other corrective action—a new alert for a recall involving a consumer product is posted almost daily to Health Canada’s “Recall and Safety Alert” site1.
All consumer products must be labelled in accordance with the Consumer Packaging and Labelling Act (CPLA), requiring accurate declarations of quantity, product identity, seller identity and other information. Mandatory label information must be displayed in both French and English. In addition, labels on products sold to residents in the province of Québec may be subject to additional language requirements under the Charter of the French Language. Products may be held by border services if labelling is not compliant with Canadian requirements.
Regulated products will have labelling requirements and advertising restrictions in addition to the general rules described above. Several categories of regulated products require pre-market approval and/or notification for sale in Canada (e.g., consumer drugs and natural health products, certain medical devices, cosmetics). Other products may have conditions associated with their advertising and sale, such as age restrictions (e.g., vaping products or fireworks). Of particular note, Health Canada has been very active in enforcement against vendors that make claims related to COVID-19 or those selling PPE and therapeutic products without the required authorization. Use of a hashtag such as #covid19 or #coronavirus is considered a health claim, and there are hundreds of ongoing and resolved advertising incidents of this nature posted to the “Health Product Advertising Incidents Related to COVID-19” site2.
Provincial consumer protection laws establish implied warranties of quality for consumer goods and consumer cancellation rights for online sale agreements. As an example, in Ontario, products must be delivered within 30 days of the promised date or else are subject to a full refund. If no date is specified, then the provision is not triggered, however, consumers may be less inclined to order from a vendor without the guarantee. These consumer protection provisions cannot be contracted out of, and while generally similar, prescribed requirements will vary from province to province. Given the current supply chain constraints, companies should review their terms of sale carefully against the mandatory requirements.
Canada has “anti-spam” legislation (referred to as CASL) that applies to email and text communications. In general, opt-in consent is required to send electronic marketing communications, and the message must include certain sender identification and an unsubscribe mechanism. There are various exclusions under CASL where consent may be implied. Canada has federal and provincial privacy laws, such as the Personal Information Protection and Electronic Documents Act (PIPEDA), that govern the collection of personal information of Canadians, and that place limitations on the use of customer data without express consent.
Enforcement of the various regulations discussed above is highly variable and potential penalties will depend on the type and quantity of product being advertised or sold, and the nature of the seller’s business in Canada.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.