As her former clerks, Justice Rosalie Silberman Abella’s legacy is deeply personal
Authors
Jeremy OpolskyS
Sana Halwani
S
Sinziana Hennig
D
David Matyas
Sana Halwani is a partner at Lenczner Slaght LLP and leads its intellectual property litigation practice. Sinziana Hennig is a lawyer at Stikeman Elliott LLP in Toronto, practising commercial litigation. David Matyas is a PhD candidate and Gates-Cambridge scholar at the University of Cambridge’s Faculty of Law.
The worn motif that justice must be done in sombre chambers surrounded by volumes of legal tomes is cast off when you enter Justice Rosalie Silberman Abella’s office at the Supreme Court of Canada.
We all remember our first time setting foot in her chambers. A cacophony of colour and kitsch, the office walls vibrate with bold art and personal history: Fred Astaire and Ginger Rogers, Betty Boop, the law certificate of her father from the Jagiellonian University. The air is rich with jazz, classical and American standards, including from the greats like the Gershwin Brothers and Cole Porter. Mementos of her love of musical theatre are sprinkled everywhere.
Her office is a testament to what Justice Abella has described as the “crucial difference between an open mind and [an] empty one.”
This week, Justice Abella will retire, concluding a legal career that began when she was appointed to the Ontario Family Court at the age of 29 – making her one of Canada’s longest serving judges, including her 17 years at the Supreme Court.
In the coming days, there will undoubtedly be much public chronicling of the tour de force that is her jurisprudence, her impact on human rights worldwide, and the remarkable journey that led a child born in a German displaced-persons camp to become the first Jewish woman on Canada’s highest court.
But we wanted want to share a more personal account as four former law clerks who, at different points through Justice Abella’s time on the Supreme Court, had the chance to spend a year working alongside her.
Justice Abella stays apprised of her clerks’ professional and personal lives, continuing to act as proud a mentor and fearsome advocate well after we left the Court. The love extends to her clerks’ families, too. She delights in being asked to officiate their weddings – including two of ours – sometimes even in that same office. She is “bubby” to all her clerks’ children (her “grandclerks”) and relishes spoiling them, our parental rules be damned.
Justice Abella defies labels. She is often spoken of as a trailblazer for women and a role model for young lawyers. A voracious reader of fiction, she has served as a judge for the Giller Prize; she also moderated the English-language leaders’ debate during the 1988 federal election and has more honorary degrees than we can count.
To us, her former clerks, her legacy is her lifelong quest to make the law a tool of equity and justice.
As the daughter of Holocaust survivors, Justice Abella’s judicial philosophy is led by her lodestar belief that the rule of law is not enough. From her work on pay equity and as a commissioner on the Ontario Human Rights Commission to her definitive majority decisions on human rights, equality, and religious rights – not to mention her powerful dissents – she has never stopped pushing Canadian law toward justice.
We had the great honour of seeing this dedication up close, witnessing the focus and care she pours into each handwritten judgment (and yes, it’s with pen and paper that she begins nearly all her work).
We watched as her reasoning and prose would emerge, slowly and carefully, into its final polished form. Every word in an Abella judgment is not just written but considered, crossed out, revised, mulled over, and written again. Long before it was in fashion, Justice Abella stripped Latin and legalese from her reasoning, so as to make it accessible to Canadians from all walks of life.
Our experience as clerks is merely a reflection of Rosalie Silberman Abella as a jurist. For all her many passions for art, music, literature, for justice, equity and equality – and for the project that is Canada – it is her intense humanity that marks her as a preeminent judge and public servant.
There is no doubt in our minds that whatever Justice Abella does in her retirement, it will be driven by her passion and humanity to progress justice in Canada. Like her beloved Cole Porter once wrote: “It’s curtain time and away we go / Another opening of another show.”
We can’t wait to see what’s next.
This article originally appeared in the Globe and Mail.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Développement de contre-mesures médicales au Canada
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Prochaines étapes
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.