Court of Appeal rules that unenforceable “for cause” termination clause voids separate “with notice” termination clause
Authors
Irfan Kara
R. Craig Gilchrist
On June 17, the Ontario Court of Appeal overturned a lower court’s decision on the enforceability and severability of termination clauses1. In doing so, the Court determined that an unenforceable “for cause” termination clause rendered all termination provisions in an employment agreement void, regardless of whether or not the termination provisions are separated within the agreement.
What you need to know
- This ruling confirms that courts will interpret employment agreements as a whole and not on a piecemeal basis.
- In this instance, the Court of Appeal held that one aspect of a termination clause may impact the enforceability of the entire termination scheme, regardless of whether they are distinct clauses and separated within the employment agreement.
- The Court of Appeal held that where part of the termination scheme is deemed unenforceable on the basis of violating a statute, the existence of a severability clause may not be applied to sever the offending portion.
- Ontario courts continue to provide varying—and sometimes conflicting—decisions on the interpretation of termination clauses, reinforcing the general principle that each case must be considered on its facts and circumstances.
Background
The plaintiff Benjamin Waksdale was terminated without cause on October 18, 2018, and brought an action for wrongful dismissal and moved for summary judgment, claiming 6 months’ pay in lieu of notice for his 8 months of employment.
The “with notice” termination provision in Mr. Waksdale’s employment contract provided that he would receive “one week notice or pay in lieu”. The plaintiff argued that the “with notice” termination provision was unenforceable because the “for cause” termination provision found elsewhere in the employment contract breached the terms of the Ontario Employment Standards Act 2000, S.O. 2000, c. 41 (ESA), and therefore, he was entitled to a period of notice in accordance with what was reasonable under common law.
The defendant conceded that the “for cause” termination provision violated the ESA and was not enforceable. Despite this, the defendant’s position was that since the “for cause” termination provision was distinct from the “with notice” termination provision in the employment agreement, a finding that one provision was unenforceable did not render the separate, stand-alone termination provision void.
The motion judge agreed with the defendant, relying on the recent decision in Khashaba v. Procom Consultants Group Ltd.2 In Khashaba, the judge reasoned that non-compliance with the ESA in one of the termination clauses does not void the entire employment agreement, and that the remainder of an agreement’s clauses, including a separate termination “without cause” provision, remained valid and enforceable. This led the motion judge in this case to similarly conclude that the stand-alone “with notice” termination clause was enforceable without reference to the “with cause” termination provision. As a result, the motion judge found that the plaintiff was only entitled to the amounts outlined in the “with notice” termination provision of the employment agreement.
The Court of Appeal’s decision
The Court of Appeal overturned the motion judge’s decision. In its brief reasons, the Court held that the correct analytical approach when assessing termination provisions “is to determine whether the termination provisions in an employment agreement read as a whole violate the ESA”. As such, the Court held that the illegality of the “for cause” termination provision at issue rendered the “with notice” termination provision unenforceable, and the fact that the employer did not seek to rely on the “for cause” provision was irrelevant.
In coming to this conclusion, the Court emphasized two guiding principles regarding the interpretation of termination clauses in employment contracts: that the ESA is remedial legislation intended to protect the interests of employees and that termination clauses should be interpreted in a way that encourages employers to draft agreements that comply with the ESA3.
Additionally, the Court concluded that it was irrelevant whether the termination provisions were found in one place in the agreement or separated, or whether the provisions were by their terms otherwise linked. The Court also declined to apply the employment agreement’s severability clause noting that severability clauses “cannot have any effect on clauses of a contract that have been made void by statute”. In the Court’s view, since the termination provisions were to be understood together, the severability clause could not sever the offending portion of the termination provisions.
Conclusion
Employers should view this decision as a reminder of the care that must be taken in drafting termination clauses in employment agreements. While termination clauses are useful tools, they are only effective when they comply with the relevant statutory regime. Employers would be well-advised to stay apprised of updates to employment standards legislation when drafting termination provisions to ensure that these provisions can be relied upon when necessary.
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1 Waksdale v. Swegon North America Inc., 2020 ONCA 391.
2 2018 ONSC 7616 (Khashaba).
3 Wood v. Fred Deeley Imports Ltd., 2017 ONCA 158, citing Machtinger v. HOJ Industries Ltd., [1992] 1 S.C.R. 986.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Développement de contre-mesures médicales au Canada
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Prochaines étapes
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.