Canada’s LEEFF: a lifeline for large businesses to withstand the pandemic
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On May 11, as part of the Government of Canada’s COVID-19 Economic Response Plan, Prime Minister Trudeau announced plans to establish a Large Employer Emergency Financing Facility (LEEFF)1. The announcement recognized the key role larger enterprises play in providing jobs for Canadians and the need of many of those employers for support through the COVID-19 pandemic.
LEEFF will provide financing to large employers whose needs are not being met through conventional financing. It is intended to allow viable businesses to remain active, while positioning them to participate in a rapid economic recovery.
The Government of Canada previously announced liquidity support for small- and medium-sized businesses through the Business Credit Availability Program (BCAP) (covered here), and LEEFF addresses the gap which existed with respect to larger enterprises.
The LEEF program will be delivered by the Canada Development Investment Corporation (CDEV), in cooperation with Innovation, Science and Economic Development Canada (ISED) and the Department of Finance. The program will apply to all eligible sectors in a consistent manner, with a standard set of economic terms and conditions.
Details with respect to the administration of the LEEFF program (including application and evaluation processes) remain to be announced. However, the Government has outlined the following eligibility criteria and restrictions associated with funds provided through LEEFF:
Eligibility
- The LEEFF program will be open to large for-profit businesses—with the exception of those in the financial sector—as well as certain not-for-profit businesses such as airports, with annual revenues generally in the order of $300 million or higher.
- To qualify for LEEFF support, eligible businesses must be seeking financing of about $60 million or more and have significant operations or workforce in Canada.
Recipients must demonstrate how they intend to preserve employment and maintain investment activities.
Special requirements
- Recipients will need to commit to respect collective bargaining agreements and protect workers’ pensions.
- Strict limits will be placed on dividends, share buy-backs and executive compensation.
- Recipients will be required to publish annual climate-related disclosure reports consistent with the Financial Stability Board’s Task Force on Climate-related Financial Disclosures, including how their future operations will support environmental sustainability and national climate goals.
In evaluating applicants to the LEEFF program, the Government may also consider a company’s employment, tax, and economic activity in Canada, as well as its international organizational structure and financing arrangements. The program will not be available to companies which have been convicted of tax evasion.
Analysis
The details of the LEEFF program that have been announced thus far are consistent with similar programs announced in the U.S. and are responsive to the ongoing public debate which existed prior to the COVID-19 pandemic around protecting taxpayers and government funds when support is provided to private sector companies.
In the U.S., the Coronavirus Economic Stabilization Act of 2020 (CESA) (discussed here), which was passed in response to the COVID-19 pandemic, requires recipients of financial support to observe financial and operational restrictions, including limiting dividends and share buybacks, caps on executive compensation, maintaining certain workforce and compensation levels, retaining U.S. jobs onshore and remaining neutral in union drives. Past instances of public support for private sector companies have been criticized where companies that received government/taxpayer funds engaged in employee reductions and executive compensation increases.
Considerations for companies
Companies planning to take advantage of the LEEFF program should consider the implications of, and be prepared to abide by, restrictions on dividends, share buybacks, executive pay, and the other special requirements noted above. Companies should also consider their broader corporate actions and circumstances, and how they are consistent with the principles underlying the LEEFF program.
The LEEFF program includes a requirement that companies participating in the program must publish annual climate-related disclosure reports. This requirement is consistent with the Canadian government’s stated position and policies on climate change.
Companies will need to assess the reports and requirements of the Financial Stability Board’s Task Force on Climate-related Financial Disclosures2 and their ability to comply with (and the implications of complying with) such disclosures.
While further details are yet to be announced, the expectation is that the LEEFF program can play an important role in supporting certain employers in withstanding the pandemic and subsequent recovery.
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Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Développement de contre-mesures médicales au Canada
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Prochaines étapes
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.
