Details on BDC Capital’s Bridge Financing Program
Authors

Marko Trivun
The Business Development Bank of Canada (BDC) is one important part of the Canadian government’s overall COVID-19 economic response plan. This bulletin will focus on the Bridge Financing Program offered by BDC Capital, which is the investment arm of the BDC. The Bridge Financing Program may serve to assist hesitant investors in closing funds or investments that have stalled as a result of the pandemic.
Details
The Bridge Financing Program is a new convertible note matching program announced on April 9, 2020, and on April 14, 2020, the Canadian Venture Capital and Private Equity Association (CVCA) hosted a webinar presentation by Jérôme Nycz (Executive Vice President of BDC Capital) and Thomas Park (Vice President Operations & Strategy of BDC Capital) for CVCA members to discuss the note matching program in greater detail.
The presentation and BDC Capital’s announcement provided the following information. At least some of the requirements set out here will likely evolve with time, at least until BDC Capital publishes official guidelines. In the meantime, those that are interested in applying are encouraged to reach out to their lead investor or the BDC directly.
The Bridge Financing Program will inject $150 million of additional capital into the VC ecosystem by matching a “financing round” in an “eligible company” that includes a “qualified investor” through the use of a convertible note investment by BDC. Each of these requirements is addressed below. According to the BDC, “the program is ideal for high potential companies who have investor syndicates that are willing to support them.”
Size of financing round
The size of the financing round into which BDC will invest must be at least $250,000. BDC Capital will match the value of the financing round on a dollar-for-dollar basis, up to $3 million. It appears that even if the contemplated financing round is a priced equity round (likely preferred shares), BDC’s investment will still take the form of a convertible note.
Eligible company
To be an eligible company, the company must have previously raised at least $500,000 in funding. In addition, BDC Capital’s initial press release stated that the applicant must be specifically impacted by COVID-19, but no further details were provided during the CVCA presentation. It is possible that this will be an easy test to meet but it is not yet clear whether BDC Capital will require applicants to specifically show revenue decline or staff layoffs (or some other specific impact) as a direct result of the COVID-19 pandemic.
Qualified investor
A qualified investor is defined as a fund that: 1) has at least $10 million under management; 2) includes third party limited partners; and 3) has at least 3 portfolio companies. This was the more formal definition provided during the CVCA presentation, but it was also suggested that any well-known institutional investor will qualify. For the full definition of a qualified investor, interested companies should look to forthcoming program details to be published by BDC Capital.
Convertible note terms
The convertible note will be made on market standard terms that are reasonable to both the investors and the applicant company. The maturity period will be 3 years with an interest rate equal to the BDC Floating Rate + 4%. The note will convert at BDC Capital’s sole discretion upon a qualified financing (the threshold of which was not specified but will likely vary depending on the company’s size and maturity) or liquidity event at a 20% discount (with no valuation cap). The note will be secured and will rank senior to any company shares or other indebtedness. Importantly, if the syndicate of investors in a convertible note round are investing on more investor-friendly terms, BDC Capital will likely invest on those terms.
The convertible note is a particularly useful instrument in this extraordinary context because it avoids protracted negotiations on valuation and does not contain many deal points that need to be negotiated. By using the convertible note, BDC Capital can deploy funds quickly and efficiently to the companies that need them.
BDC Capital’s matching investment will still be subject to satisfactory due diligence. It is reasonable to expect that BDC Capital will rely to some degree on the diligence done by the syndicate, although this may vary from case to case. BDC Capital’s investment will also be subject to approval by a BDC investment committee.
The Bridge Financing Program is designed specifically to assist startups that are impacted by COVID-19 and whose investors believe in its long term potential if it can survive the recession that will result from the COVID-19 pandemic.
For all other startups, BDC Capital remains available to help by remaining an active investor in the market through its existing programs, namely its Fund Investments and Co-Investment programs. Together, these programs are already $250 million in size.
Read all our coronavirus-related updates on our COVID-19 guidance for organizations resource page.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Développement de contre-mesures médicales au Canada
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Prochaines étapes
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.