The uncertainty behind Ontario’s limitation periods
Authors
Jeremy Opolsky
Hannah Allen
The two-year limitations period under Ontario law has always contained a certain degree of variability because the two years is measured on the basis of discoverability. But a recent trend of case law from the Ontario Court of Appeal has infused uncertainty into the two-year claims bar, calling into question when two years really means two years.
Whether this trend is welcome news depends on where you are standing. For plaintiffs, it is a welcome development that potentially expands the time in which they must bring a claim. Defendants, on the other hand, now lack the certainty that after two years—even after the plaintiff knows about the events underlying a claim—a claim can no longer be brought.
What is driving the uncertainty?
The Limitations Act was introduced with the intention of promoting certainty for Ontarians. It provided a clear limitation period of two years after the plaintiff discovered the claim or should have discovered the claim. This allowed plaintiffs to know by which date their claim must be filed, while providing defendants with the certainty that after two years, a claim can longer be filed against them.
However, this certainty has been turned on its head due to the Court’s recent focus on a once dormant provision of the Limitations Act. Section 5(1)(a)(iv), known as the “appropriate means” doctrine, provides that the two-year limitations clock begins to run only when the plaintiff knows that (i) it has suffered a loss; and (ii) that litigation in court is an appropriate means by which to remedy that loss.
When will a limitation period be extended?
Recent decisions from the Court have provided some indication of when a limitation period may be extended by way of the appropriate means doctrine. While by no means exhaustive, the Court has seemingly created numerous exceptions to the straight-line application of the two-year discoverability rule.
When a plaintiff has relied on the superior knowledge and expertise of a defendant who indicated to the plaintiff that it was fixing the damage it had caused, the limitation period will effectively be tolled. For example, in Brown v. Baum 2016 ONCA 32, the limitation clock did not begin to run when the defendant, a medical doctor, continued to treat the patient to correct the original problems he had caused three years earlier. The Court came to the same conclusion in Chelli-Greco v. Rizk, 2016 ONCA 489, when a dentist told a patient that he would “endeavor to repair and remediate the problem.”
Outside of the medical context, in a claim against an accountant in Presidential MSH Corporation v. Marr Foster & Co. LLP, 2017 ONCA 325, the limitation period was tolled when the accountant filed a corporation’s tax returns after the deadline, which resulted in a significant fine, but continued to help resolve the issue outside of a court process.
While many of the cases from the Court involve professionals such as doctors and accountants, reliance on a defendant’s expertise is not limited to “traditional expert professions.” In Presley v. Van Dusen, 2019 ONCA 66, the decision of homeowners to rely on their septic installer’s assurances and attempts to fix a faulty septic system, which he had negligently installed, tolled the limitation clock until a government agency advised them that the system could not be fixed and had to be replaced.
The limitation period will also not run when the plaintiff reasonably believes that another tribunal or venue has the exclusive jurisdiction to provide the remedy the plaintiff is seeking. In Har Jo Management Services v. York (Regional Municipality), 2018 ONCA 469, which involved a dispute between a property owner and a municipality, the Court found that a court proceeding was not the appropriate venue to resolve the dispute when the facts had indicated to the owner that the Ontario Municipal Board had exclusive jurisdiction over the claim. The court clarified that the limitation clock only began to run once facts emerged to suggest that the Superior Court may had jurisdiction over the claim.
Similarly, the Court has ruled that a limitation period will not commence in a claim to enforce a foreign judgment, when the time to appeal the judgement in the foreign jurisdiction has not yet expired.
Appropriate meaning of “appropriate means”
While the Court has been willing to significantly expand the appropriate means doctrine in recent years, this expansion is not limitless. For example, “tactical reasons” for delaying a claim will not toll the limitation period, nor will the existence of settlement discussions. Parties with any concerns over whether a limitation clock is tolled therefore remain best served to enter into tolling agreements.
It remains to be seen whether the Court of Appeal will continue to expand this doctrine by adding to the growing list of reasons for tolling a claim, or whether it will limit the list to a few exclusive exceptions, and in doing so, reinfuse the limitations analysis with the certainty and foreseeability litigants expect. In the meantime, parties should keep the appropriate means doctrine in mind when calculating limitation periods and continue to watch for jurisprudence from the courts as they continue to grapple with and define the appropriate means doctrine.
This article was originally published on The Lawyer’s Daily.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Développement de contre-mesures médicales au Canada
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Prochaines étapes
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.