With Canada’s New Privacy-Breach Laws Comes The Real Risk of “Oversharing”
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The year isn’t over yet—but the trend is clear. With new security flaws being discovered in software every day—on top of plain old human negligence and nosiness—our data is at more risk than ever.
It’s in this context that the federal government enacted privacy-law amendments requiring companies to disclose data breaches that pose a risk to an individual.
These regulations have just come into force. And their intent is good. We deserve to know if our privacy is being put at risk. But as we’ve seen in other jurisdictions with similar disclosure requirements, “oversharing” comes with risks of its own—to the public and the privacy regulator itself.
Companies will be Overly Cautious
The law establishes a threshold: data breaches must pose a “real risk of significant harm” to those impacted to warrant disclosure.
But the law is light on details and new guidance from the federal Privacy Commissioner does little to help companies identify risks and weigh potential harms against this threshold.
Although the internet is midway through its fourth decade, the “new reality”—where hackers and data brokers freely trade our data online—is relatively new. Polls show Canadians are concerned about the safety of the information they give to businesses. In this context, companies are not likely to take risks. They will err on the side of caution, disclosing even minor breaches that may not meet the risk-based standard.
This type of oversharing may please privacy advocates, but it comes with adverse consequences.
Regulators will be Overwhelmed
In other jurisdictions where data breach notification requirements have been implemented, regulators have seen a surge in disclosures – so much so that their own processes are overwhelmed.
Just look across the Atlantic. After the European Union’s General Data Protection Regulation (GDPR) kicked in this Spring, the United Kingdom saw a surge in notifications. As many as 500 calls per week were made to their breach reporting phone line alone. According to the UK Information Commissioner’s Office as many as one-third of these breaches were ‘not reportable’ under the GDPR’s notification threshold.
In the absence of clarity from the regulator, organizations decided that it was better to be safe than sorry. That is why, on its website, the Information Commissioner’s Office now indicates—in bold—that organizations do not need to report every breach, and provides substantial resources guiding organizations in their application of the threshold.
Back in Canada, the Privacy Commissioner has said his office did not receive any additional funding to support the new breach disclosure rules and impending wave of reports. A handful of employees will need to wade through reports of all kinds, trying to identify those serious enough to merit attention. But oversharing poses a threat to more than the Privacy Commissioner’s overworked employees. It poses a threat to individuals whose data has been compromised—the very people this law is meant to protect.
Individuals Will Tune Out
In past years, large data breaches regularly made the news. Consider Canada’s own Ashley Madison which made front-page headlines for months in 2015 with a salacious attempt at extortion, or the hard drive with thousands of student loan records that went missing from a government office. Now, with hundreds of major breaches occurring each year, people are suffering from “data-breach fatigue.”
If companies err on the side of notification because they can’t navigate the breach disclosure threshold, there is a real risk that this fatigue could be replicated on an individual level—people will stop paying attention when they are told their data could be at risk and how to protect themselves.
This is dangerous. Although many data breaches pose little risk, some can have serious consequences—for a person’s credit score, security, or even personal identity. Most data breach notices suggest some kind of self-help: swap your payment card; set up fraud alerts; change your passwords. A deluge of notices and suggested action will ultimately irritate, exhaust or bore some Canadians. People will stop reading notices, stop taking action. We cannot, through overreporting, set ourselves up for more risk by overwhelming consumers and regulators.
Clarity is Needed
The Privacy Commissioner’s Office must follow the lead of its UK colleagues and provide more detailed, practical clarity to organizations on what types of breaches meet the disclosure threshold—and just as importantly, what types of breaches should not be publicized.
In doing so, they will be able to avoid the problem of oversharing that puts their processes—and our citizens—at risk.
This article was originally published in the Globe and Mail.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Développement de contre-mesures médicales au Canada
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Prochaines étapes
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.
