Expect more inbound foreign investment from the Trudeau government
Authors
The below editorial was published in the Globe and Mail's Monday, January 30 edition, and is based on an article published in the Q1 issue of the Torys Quarterly, available here.
Prime Minister Justin Trudeau's recent cabinet shuffle, promoting former trade minister Chrystia Freeland to Foreign Affairs Minister, has highlighted the Liberal government’s focus on trade as a driver of domestic economic growth and prosperity. However, there’s another area of Liberal focus that until recently has gone largely unnoticed and is arguably just as important to driving Canada’s economy: a more open approach to the review of inbound foreign investment.
Under the Investment Canada Act, the government carries out "net benefit" reviews for transactions that exceed certain financial thresholds. It can also commence "national security" reviews in connection with virtually any investment. Under the previous Conservative government, both types of review were common, and an unprecedented number of deals were blocked, restructured or subjected to substantial undertaking commitments.
Now, however, there is good reason to believe an about-face is under way, and it is not just related to the recent high-profile reassessment of the O-Net case. The Liberal government is also opting to provide much-welcomed guidance on its approach to national-security reviews, to raise net-benefit review thresholds significantly and to streamline the approach to reviews of investments in certain "cultural" businesses.
Stephen Harper's government showed a sensitivity to popular opinion and a particular concern about investors from China and certain other countries. High-risk investments typically involved national or provincial "champion" targets, such as BlackBerry, Potash Corp., Rona, TMX Group and Viterra, investors that were state-owned and investments in sensitive industries such as telecommunications, defence and financial services.
Mr. Trudeau says he is "open to global investment" as long as it "respects and defends Canadian interests." The Liberals have also made it clear they want to reset the relationship with China, including sending former immigration minister John McCallum to Beijing as the new Canadian ambassador and reconsidering the rejection of Hong Kong-based O-Net Communications' purchase of Montreal's ITF Technologies.
Even if the government ultimately confirms the rejection of the O-Net investment, new guidelines for national-security reviews released in December suggest that such reviews will become more open and transparent, a welcome development that has been called for since reviews were introduced in 2009. While the number of national-security reviews is unlikely to change – indeed they could become a focus of activity – heightened transparency should help foreign investors and Canadian businesses assess risk up front and enter into transactions with a clearer sense of the potential outcome. Government officials may also be more willing to discuss concerns openly with investors and to approve investments conditionally based on nuanced assessments of risk.
Meanwhile, "net benefit" reviews will become much less frequent under the Liberals. The government has announced that it will increase the review threshold more quickly than had been planned by the Conservatives, and it is now expected to jump from $600-million in enterprise value to $1-billion in 2017. Moreover, under the Canada-European Union free-trade agreement, the review threshold for European Union investors will increase to $1.5-billion. Because trade obligations require Canada to use the same threshold for investors from every country with which we have a free-trade agreement, investors from the United States, Mexico, South Korea and several other countries will also be subject to a $1.5-billion threshold. This higher threshold could cut the number of net-benefit-reviewable transactions in half, if not more.
When it comes to Canadian cultural businesses, early indications suggest the Liberals will adopt a pragmatic approach. In particular, the introduction of a long-overdue streamlined process for review where the cultural component of the target business is of negligible importance suggests the process will typically be quick and any conditions reasonable.
All of these changes are signs the Liberals may be willing to accept more political risk by erring on the side of allowing investments. Of course, the real test will likely come with the first controversial, politically-challenging transaction, such as the acquisition of a Canadian national champion by a Chinese state-owned enterprise.
For now, however, the Liberals appear poised to provide foreign inbound investment to Canada with a more open and transparent future, which could become the defining trait of Trudeau-era foreign investment review.
Read "The Future of Foreign Investment Review in Canada" on torys.com or read the Globe and Mail editorial on their website here.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Développement de contre-mesures médicales au Canada
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Prochaines étapes
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.

