Canadian Industrial Designs Office Makes Changes to Better Protect Applicants
Authors

Tasha De Freitas

Karen Townsend
Edward T. Fan
On January 16, 2017, the Canadian Industrial Design Office issued six new notices on changes to modernize Office practice on subject matter and streamline examinations. The changes will provide significant advantages to applicants seeking protection of their industrial designs in Canada. Key aspects of these notices are highlighted below and include changes to what can be protected using an industrial design and to examination procedures.
What You Need To Know
- Colour can now be protected as part of a design.
- Computer-generated animated designs, as a sequence of frames, will now be examined as a single design.
- Searches to assess the originality of the industrial design application during examination may be conducted six months from the priority date, rather than six months from the filing date.
- The standard time period to respond to office actions has been shortened from four to three months.
- The Design Office will replace "Final Report" practice with a "Notification of Possible Refusal" practice.
- If requested, a six month delay in the registration of a design will now begin on the latest of: (1) the date of allowance, (2) the date a previous delay of registration expires, or (3) the date the request was received by the Design Office. The Design Office will no longer hold back registration of the parent design for two months to provide time to file a divisional application.
Colour Now a Registrable Design Feature in an Industrial Design
Applicants can now claim the colour(s) of a design as part of a combination of features that constitute the design. However, colour on its own (i.e., not as embodied in a feature of the design) cannot be protected by an industrial design. To protect colour as part of the design, the application must include drawings or photographs of the design in colour in paper form. The description must specify that colour forms part of the design.
Computer-Generated Animated Designs Examined as a Single Design
Applicants can now obtain industrial design protection for a computer-generated animated design in a single registration. Drawings submitted in the application will now be considered as a sequence of frames of the animated design. Unless otherwise specified, the order in which the drawings appear will define the sequence. For pending applications, re-examination may be available on this basis. These changes will substantially decrease costs for covering animated designs with registrations. Previously, every state of an animated design was considered a separate design, often requiring applicants to file multiple applications to fully protect their animation.
Examination Conducted Earlier When There is a Priority Claim
Applicants can now take advantage of a priority claim to speed up examination of a Canadian industrial design application. If an applicant voluntarily submits a certified copy of the priority document that is the basis of the priority claim, instead of waiting at least six months from the filing date of the application to begin a prior art search to assess originality, the Design Office will now conduct the search as early as six months from the priority date.
Reduced Time Limit to Respond to Office Actions
In an effort to reduce the time to registration, the Design Office has reduced the standard time period to respond to an Office action from four months to three months, unless another time limit has been specified. For Office actions issued before the publication date of the notice, the response time limit specified in the Office action still applies. Practices regarding extensions of time remain the same, with applicants able to request a six-month extension of time (no government fee is charged), provided the request is made by the initial deadline for submitting the response.
"Notification of Possible Refusal" Replaces the "Final Report"
The Design Office will now issue a "Notification of Possible Refusal" instead of a "Final Report" when maintaining objections to registration. The applicant will then have three months to request that the file be reviewed by the Patent Appeal Board. If a response to the notification is not received within this time period, the application will be considered for refusal and the decision will be communicated to the applicant.
Delaying Registration
The Design Office has clarified the commencement date of a delay of registration request. Once the prescribed fee has been received, a request for delayed registration will now commence on the latest of: (1) the date of allowance of the application; (2) the date a previous delay of registration expires; or (3) the date the request was received by the Design Office. Registration will be delayed for up to six months. The Design Office recommends submitting the request with the prescribed fee when the application is filed to help ensure that the request is processed before the design is registered. Notably, the Design Office has now discontinued its practice of holding back registration of an allowable application for two months to provide the applicant time to file divisional applications.
Le mois dernier, le Canada a publié sa première Stratégie industrielle de défense (la Stratégie), qui souligne l’engagement du Canada à développer une base industrielle de défense solide et à stimuler la croissance économique. Ces efforts pourraient aussi comprendre le renforcement de l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales, ce qui pourrait constituer des débouchés pour le secteur canadien des sciences de la vie en raison de l’importance accordée aux capacités nationales en ce sens et de la nécessité d’atténuer les risques d’urgences sanitaires.
Développement de contre-mesures médicales au Canada
Comme indiqué dans les bulletins précédents, le quatrième pilier de la Stratégie est axé sur la « sécurisation des chaînes d’approvisionnement pour les intrants et les biens clés » par le renforcement de la production nationale et le stockage de ressources. L’accent est mis tout particulièrement sur les contre-mesures médicales, en précisant que nos « alliés ont établi un lien explicite entre l’état de préparation à la biodéfense et aux contre-mesures médicales et leur sécurité économique et nationale, en élaborant de nouvelles stratégies et de nouveaux mécanismes pour faire progresser ces travaux ». Les contre-mesures médicales désignent divers produits réglementés pouvant être utilisés pour protéger la population lors d’une situation d’urgence de grande ampleur, comme l’éclosion d’une maladie ou une attaque impliquant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il peut s’agir de vaccins, de médicaments thérapeutiques et produits biologiques, de dispositifs de tests diagnostiques, des équipements de protection individuelle ou industrielle, et d’autres dispositifs médicaux. Les contre-mesures médicales sont essentielles à la réduction et à l’atténuation des dommages lors d’une urgence de santé publique.
Exploiter les voies réglementaires mises en place lors de la pandémie de COVID-19
Pendant et après la pandémie de COVID-19, le Canada a mis en place plusieurs nouvelles voies réglementaires comme mécanismes d’accélération des approbations de produits médicaux, ce qui pourrait offrir au gouvernement des options pour déployer des contre-mesures médicales afin de faire face aux risques pour la santé publique. Au début de la pandémie, Santé Canada a émis diverses ordonnances provisoires pour permettre l’importation et la vente de médicaments et de dispositifs médicaux qui n’avaient pas eu l’approbation des voies réglementaires traditionnelles. Or, Santé Canada a plutôt fait confiance aux voies d’approbation réglementaire et de l’exemption de certaines exigences en homologation de produits des pays impliqués dans la transaction. Beaucoup de ces règles provisoires ont depuis été officiellement intégrées à la réglementation en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et ont été appliquées bien après la COVID-19. Conformément au Règlement sur les aliments et drogues, Santé Canada tient à jour la Liste des maladies qui menacent la santé publique et utilisera une procédure d’autorisation modifiée pour les médicaments d’urgence de santé publique pouvant traiter les affections figurant sur la liste. De même, le Règlement sur les instruments médicaux a établi une liste d’instruments médicaux répondant à un besoin urgent de santé publique, ce qui permet à Santé Canada d’autoriser la commercialisation de ces instruments de manière accélérée. Ces outils réglementaires sont utilisés automatiquement quand une situation médicale présente un grand risque pour la santé publique au Canada et nécessite une action immédiate pour contrer ce risque.
Le rôle de la Stratégie dans le renforcement du régime réglementaire de la santé au Canada
La stratégie prévoit que le Canada adoptera une approche proactive en matière de planification en amont des crises sanitaires. Le gouvernement entend s’assurer que les produits médicaux sont déjà disponibles au Canada afin qu’ils puissent être distribués rapidement en cas d’urgence. D’autres modifications récentes au Règlement sur les aliments et drogues permettent de prépositionner au Canada tous les médicaments d’urgence en santé publique, ce qui signifie qu’ils peuvent être importés dans des installations d’entreposage canadiennes avant que leur mise sur le marché n’ait été autorisée. La Stratégie s’appuie sur ces fondements, en faisant référence à l’organisme existant Préparation aux crises sanitaires Canada (PCSC), un organisme opérationnel spécial au sein d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), et à un nouveau Fonds des sciences de la vie, lesquels « collaborent avec des partenaires internationaux et de soutenir l’élaboration et la production de contre-mesures médicales ». PCSC supervise la Stratégie en matière de biofabrication et de sciences de la vie du Canada, qui vise à développer un secteur national des sciences de la vie fort et compétitif doté de capacités de biofabrication de pointe, en mettant l’accent sur la capacité à se préparer et à faire face aux futures priorités et crises sanitaires. Dans cette optique, il y aura des occasions pour les fabricants de nouer des collaborations de recherche et des accords commerciaux ou d’approvisionnement liés aux contre-mesures médicales financées par des programmes fédéraux.
Étroitement lié aux capacités nationales, le pilier III de la stratégie implique « Investissement ciblé pour renforcer un secteur canadien de la défense novateur », avec la promesse que le gouvernement fédéral « soutiendr[a] la recherche et le développement, protéger[a] la propriété intellectuelle, soutiendr[a] les petites et moyennes entreprises, investir[a] dans les compétences et la formation, et encourager[a] les exportations afin de créer un secteur de la défense agile et concurrentiel à l’échelle mondiale ». La nécessité de favoriser le développement de la propriété intellectuelle (PI) et la conservation des droits du Canada est mentionnée à plusieurs reprises dans la Stratégie. Par exemple, la Stratégie prévoit l’établissement de partenariats officiels avec l’industrie canadienne qui « [assureront] la propriété et le contrôle nationaux de la propriété intellectuelle (PI) et des capacités essentielles. » La Stratégie reconnaît l’immense talent des établissements canadiens et la précieuse recherche qui y est menée actuellement et qui est déjà financée par des subventions de recherche d’organismes tels que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et les Instituts de recherche en santé du Canada, et fait aussi référence à l’engagement de 1,6 milliard de dollars pour de nouveaux fonds de recherche dans le budget de 2025. Cette prise de conscience de la nécessité de promouvoir et de soutenir l’innovation au Canada laisse présager des possibilités de financement, notamment dans les domaines où le Canada accuse un retard en matière de production nationale et où des engagements d’investissement et de fabrication au Canada peuvent être pris.
Prochaines étapes
Dans les prochains mois, nous prévoyons que le gouvernement du Canada publiera d’autres directives et des mesures de suivi. L’équipe de défense des conservateurs poursuivra sa couverture de perspectives sur la défense au Canada en publiant une analyse supplémentaire pour donner des précisions sur l’incidence de la Stratégie sur de multiples secteurs.